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Droit, technologies & prospectives
interview / David DJAÏZ
L’indice de résilience numérique pour réduire sa dépendance

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Sommaire
Edito
Focus
En bref
L’information rapide sur le monde du numérique
Magazine
L’information légale et jurisprudentielle du numérique
Interview
Doctrines
Quel impact de la réglementation du numérique ?
La notion de données personnelles à l’épreuve de la pratique
Vers un nouveau régime de responsabilité
Le contrat : l’outil de la confiance et de la conformité
Biotech act : une competitivite renforcée ?
Le pseudonymat ne fait pas l’anonymat
Le rôle clé du numérique dans l’essor du marché de la contrefaçon
Quand le sous-traitant initial devient responsable du traitement
L'édito du mois
Contrat social
La semaine de travail de quatre jours, le revenu universel, la taxation des robots, le droit d’accès à l’IA, un fonds souverain qui distribue à chaque citoyen une part des gains de l’IA etc. Ce ne sont pas des propositions d’un parti de gauche mais celles d’OpenAI qui a publié le 6 avril dernier un manifeste intitulé « Politique industrielle pour l’ère de l’IA : des idées pour placer l’humain au premier plan ». Sam Altman, au travers d‘OpenAI, y affirme que la superintelligence est « si proche, si vertigineuse, si disruptive » que le pays a besoin d’un nouveau contrat social. Inspiré du New Deal de Roosevelt dans les années 1930, il pourrait être fondé sur de nouveaux droits sociaux et fiscaux et une surveillance étroite de l’infrastructure pour garantir que le passage à la superintelligence reste sous contrôle humain. Selon lui, l’IA pourrait générer d’énormes gains de productivité, dont la répartition, déjà incertaine, pourrait être encore accentuée par la concentration croissante du marché et la hausse rapide du coût d’accès aux modèles les plus performants. Il affirme par ailleurs que notre modèle politique et social n’est pas adapté à la vitesse et à l’ampleur de la transition et que les risques de systèmes mal alignés et de concentration du pouvoir sont réels et urgents. Face à l’urgence, OpenAI affirme qu’il faut agir et lance le débat.
Sam Altman serait-il devenu socialiste ? Probablement pas. En fait, la publication de sa vision politique intervient à un moment charnière pour OpenAI qui pourrait entrer en Bourse fin 2026, début 2027. Et puis l’entreprise entend désormais participer à la définition des institutions, des règles et des compromis qui les entoureront, avant qu’une réglementation s’impose à elle. Justement, l’administration de Donald Trump a présenté un projet de cadre législatif visant à établir une politique nationale cohérente en matière d’intelligence artificielle qui prévoit notamment des mesures en matière de sécurité des systèmes, de protection des enfants, de gestion de l’énergie et de régulation des centres de données ainsi qu’un cadre fédéral uniforme.
Sam Altman n’est pas le seul patron d’une entreprise technologique qui propose un nouveau contrat social. Le 17 avril dernier sur X, Elon Musk a déclaré qu’un « revenu universel élevé » représenterait le « meilleur moyen de répondre à la question du chômage induit par l’arrivée de l’intelligence artificielle ». Et dès 2017, Mark Zuckerberg avait plaidé pour un revenu de base, à l’instar de Jack Dorsay, fondateur de Twitter. Dans un autre genre, Alex Karp, le dirigeant de Palantir, vient de publier sa vision politique du monde en 22 points, dans un manifeste « post-libertarien » issu de son livre « Technological Republic » publié en février 2025. Centré sur le déclin de l’occident, il défend l’idée d’une technologie au service d’une mission civilisationnelle et non d’une société du loisir avec sa « tyrannie des applications ». Selon lui, nous stagnons à cause de la régulation des technologies : il faut donc déréguler pour relancer l’Occident et supprimer l’Etat devenu inefficace, au profit d’un pouvoir technocratique.
Les Américains, au travers des entreprises de la tech, ont une vision politique de la technologie. De même, les dirigeants chinois, qui ont une formation d’ingénieurs, ont élaboré et mis en œuvre une stratégie de puissance autour du numérique. Et nous Européens, où est notre réflexion stratégique alors que l’IA est en train de bouleverser notre société et notre modèle social ? Quel est notre projet politique et social sur ce sujet ? Nous avons des technologies, des compétences, un marché. Nous pourrions construire un autre modèle d’IA avec nos valeurs, notamment en garantissant un accès plus ouvert et soutenable aux capacités de calcul et aux modèles, afin d’éviter une dépendance économique et technologique accrue.
L’IA et le numérique ne sont plus de simples sujets techniques, ils devraient être au centre des débats des futures élections.
Le focus du mois
Les Pays-Bas forcent l’UE à réagir
L’autorité néerlandaise, qui a homologué, le 10 avril dernier, le système Full Self Driving (FSD) de conduite supervisée de Tesla, est vue comme un cheval de Troie du constructeur américain par la Commission. Un coup d’accélérateur en vue d’une homologation européenne de système de conduite autonome.

2026 sera une année pivot pour le déploiement des véhicules autonomes dans le monde. Les Américains et les Chinois font la course en tête avec des voitures automatisées qui circulent déjà. Si certains constructeurs européens sont prêts technologiquement, le déploiement sur le territoire de l’UE est retardé par un cadre légal harmonisé en attente. Pour accélérer le processus d’homologation, sésame indispensable, Tesla est passé par les Pays-Bas. Le 10 avril 2026, l’autorité néerlandaise RDW a officiellement homologué le système Full Self Driving (FSD) supervisé de Tesla, une première en Europe, avant l’adoption d’une homologation européenne par la Commission européenne.
Il n’y a pas une conduite mais des conduites autonomes sur une échelle allant de 0 à 5. Le niveau 0 correspond à une absence totale d’automatisation, le niveau 1 à une assistance au conducteur, le niveau 2 à une automatisation partielle ou avancée (accélération et freinage en autonomie sous la supervision du conducteur) comme le système de Tesla soumis aux Pays-Bas. Le niveau 3 vise l’automatisation conditionnelle avec une reprise en main humaine à tout moment. Dans le niveau 4, le système maîtrise toutes les situations dans des conditions définies, avec une reprise en main si les conditions changent. Et le niveau 5 correspond à une automatisation complète. Les niveaux 3, 4 et 5 impliquent de facto un transfert de responsabilité du conducteur à la machine. Un amendement à la convention de Vienne sur la circulation routière adopté le 14 janvier 2022 a levé certains obstacles aux systèmes de conduite automatisée, sous réserve que le système soit conforme aux règles d’homologation du véhicule et autorisé à circuler par la règlementation nationale.
La Chine, qui a su bâtir en peu de temps un secteur automobile de qualité et extrêmement compétitif, possède un atout de taille : un gouvernement déterminé à ce que la Chine devienne leader mondial du secteur, et qui investit massivement dans des infrastructures de circulation intelligentes (caméras et feux rouges connectés) pour soutenir les véhicules autonomes. Depuis la fin 2023, les autorités construisent un cadre réglementaire et produisent des normes nationales pour le déploiement et la commercialisation rapides des véhicules autonomes, qui circulent déjà sur les routes d’une vingtaine de villes. En décembre 2025, la Chine a franchi un cap en autorisant les voitures autonomes de niveau 3 : le ministère de l’Industrie et des Technologies de l’Information (MIIT) a délivré les premiers permis à des opérations pilotes aux constructeurs Changan et Arcfox. En mars dernier, le MIIT a publié un projet de norme aux effets contraignants qui entrera en vigueur en juillet 2027.
Aux Etats-Unis, des voitures autonomes circulent aussi dans plusieurs grandes villes (San Francisco, Phoenix, Austin, etc). Le pays ne dispose toutefois pas de loi fédérale, certains Etats étant plus flexibles que d’autres. Mais pour favoriser le secteur, un projet de loi, le Self Drive Act, est en discussion pour créer des normes de sécurité fédérales d’ici septembre 2027 et lever les restrictions étatiques sur les véhicules autonomes.
Malgré son retard, l’Europe entend rester dans la course mais l’environnement réglementaire relatif à la mobilité connectée et autonome est fragmenté. Peu d’États membres (dont la France) disposent de règles de circulation nationales qui autorisent les véhicules autonomes sur leurs itinéraires, ce qui bloque le potentiel du marché unique de la conduite autonome. Par ailleurs, les systèmes doivent être homologués. La réglementation internationale UN R-171, adoptée par l’ONU établit un cadre strict pour l’homologation des véhicules autonomes. Pour l’instant, l’homologation harmonisée au niveau de l’UE reste encore un projet. Elle est attendue pour l’été. Mais un mécanisme prévu à l’article 39 du règlement (UE) 2018/858, permet cependant aux États membres d’approuver provisoirement des technologies innovantes, en attendant une décision à l’échelle du bloc.
Les Pays-Bas ont tiré les premiers avec l’homologation provisoire du système Full Self Driving (FSD) supervisé de Tesla. Cette autorisation intervient après une phase de tests sur 1,6 million de kilomètres parcourus sur le continent et une analyse approfondie de plus de 13 000 trajets avec passagers. Mais elle n’est valable qu’aux Pays-Bas. En attendant la décision européenne, chaque pays reste libre de reconnaître l’homologation néerlandaise sur son territoire. Ce qui pourrait être le cas de la Belgique ou de l’Allemagne, qui envisagent un déploiement dès l’été 2026. La France et l’Italie ont déclaré attendre la position de l’Union européenne. Pour une reconnaissance européenne du système de Tesla, mais qui vaudrait pour tous les systèmes équivalents, le régulateur néerlandais a officiellement notifié la Commission européenne son intention d’obtenir une approbation à l’échelle de l’Union. Sinon, il est possible de passer par la voie de la reconnaissance mutuelle de l’homologation néerlandaise qui repose sur une extension progressive d’une décision nationale, option plus rapide mais moins harmonisée.
Le 15 avril dernier, le Club des juristes présentait son rapport sur « La régulation des véhicules autonomes », fruit de la commission dédiée qui avait été présidée par Louis Schweitzer, décédée récemment. Le rapport formule 52 recommandations pour accompagner le déploiement de ces technologies dans un cadre juridique lisible, cohérent et appelle à remédier à cette fragmentation du cadre juridique qui fragilise le marché intérieur. Pour que l’Europe et la France ne soient pas définitivement distanciées, Clément Beaune, ex-ministre des Transports et Haut-commissaire au Plan, a insisté, lors de la présentation du rapport, sur le fait qu’en 2026 des véhicules autonomes doivent rouler pour soutenir notre industrie et favoriser les usages. La décision des Pays-Bas force l’Europe à accélérer.
L'invité du mois
Interview / David Djaïz
L’Indice de résilience numérique pour réduire sa dépendance
Le 26 janvier 2026, l’Indice de Résilience Numérique (IRN) était lancé à Bercy en présence de la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique Anne Le Hénanff, lors des premières Rencontres de la souveraineté numérique. L’économie française est complètement dépendante des fournisseurs américains ce qui, en cette période de transformation des équilibres géopolitiques, représente un risque pour la pérennité des entreprises. Comme l’explique David Djaïz, l’un des trois créateurs de l’IRN, cet indice est un outil qui permet d’identifier les risques et les dépendances afin de mettre en place une stratégie pour la maîtrise de ces risques incluant le risque juridique avec l'extraterritorialité du droit, le caractère agressif de certaines pratiques contractuelles ou tarifaires, notamment d’éditeurs de logiciels ou d’opérateurs de cloud.

Sylvie Rozenfeld : La part des achats en France de technologies françaises ne représente que 1%. D’après le Cigref, 83% du total des dépenses liées aux logiciels et services cloud à usage professionnel en Europe est passé auprès d’entreprises américaines. Nous sommes, en conséquence, complètement dépendants des fournisseurs américains. Face à cette asymétrie, vous appelez les entreprises françaises à se désintoxiquer de la technologie américaine. David Djaïz, ancien inspecteur des finances, vous dirigez le cabinet de conseil Ascend Partners, spécialisé dans la transformation des entreprises. Avec Yann Lechelle entrepreneur dans le numérique et Arnaud Ponce délégué général du think tank Digital New Deal, vous avez créé un indice de résilience numérique (IRN), un outil qui permet à une organisation de mesurer sa dépendance numérique et d’en faire un instrument de pilotage pour renforcer son autonomie. Lancé à Bercy le 26 janvier 2026, l’IRN a d’ores et déjà le soutien de RTE, CMA CGM, la SNCF, la MAIF, la Caisse des dépôts, Docaposte, Ouest-France, Groupe ADP et Orange.
Avant de parler de l’IRN, j’aimerais savoir si la question de la dépendance numérique est aussi importante pour les entreprises qu’elle l’est pour les États ?
David Djaïz : La souveraineté, c’est la capacité pour un État ou un ensemble d’États de disposer non seulement d’une réglementation, mais aussi d’une infrastructure qui permet d’assurer à sa population ou à l’ensemble de ses entreprises une continuité de services et un fonctionnement satisfaisant. Donc la souveraineté numérique, c’est une mission de l’État, ça peut être une mission de l’Union européenne qui consiste à s’assurer que les grands éléments critiques de la stack technologique soient suffisamment maîtrisés pour ne pas avoir à dépendre d’une puissance étrangère.
La résilience numérique est la capacité pour une organisation à fonctionner, y compris en cas de disruption, d’attaque, d’incident, d’interruption du service, ou à rétablir un bon fonctionnement en très peu de temps. La dépendance, c’est la zone de recoupement entre résilience et souveraineté. Pour une entreprise, maîtriser ses dépendances, c’est être lucide sur l’extraterritorialité du droit, le caractère agressif de certaines pratiques contractuelles ou tarifaires, notamment des éditeurs de logiciels ou des opérateurs de cloud. Et il y a une dimension aussi de souveraineté, puisque souvent, les opérateurs sont extra-européens. 80% du marché du cloud public européen est entre les mains de trois acteurs extra-européens, AWS, Azure et Google Cloud. Pour une entreprise, effectivement, le sujet ne va pas être tellement la souveraineté, notamment parce qu’il y a des entreprises qui opèrent dans plein de pays, mais d’être résiliente et maîtriser ses dépendances, les deux devant être pensées ensemble.
La souveraineté et la dépendance sont
devenues des questions stratégiques.
Oui car c’est lié à un certain état du monde. En quelques années, on a traversé une guerre en Ukraine qui a amené une très forte inflation des prix de l’énergie. On a vécu une guerre au Proche-Orient qui continue aujourd’hui sous la forme de la guerre en Iran avec des bombardements de data centers AWS. En fait, ces disruptions géopolitiques mondiales nous font réaliser que le monde n’est pas plat comme le prétendait Thomas Friedman, l’essayiste du tournant du XXe siècle, mais qu’en fait, il se fragmente et qu’il y a un certain nombre de zones de risques liées à cette disruption géopolitique. Et le devoir d’une entreprise est d’assurer sa continuité, sa capacité à opérer en toutes circonstances et donc de documenter les risques pour mettre en œuvre des stratégies de « derisking ».
Vous pensez que la conscience de cette dépendance n’existait pas avant ces événements ?
Après la guerre en Ukraine, il y a eu une prise de conscience très forte sur notre dépendance énergétique. Un certain nombre d’entreprises, notamment dans l’industrie, ont diversifié leurs approvisionnements énergétiques pour ne pas dépendre des seuls hydrocarbures, notamment du gaz, dont les prix explosaient. Mais ça n’était pas le cas sur le numérique parce qu’il était fourni essentiellement par nos partenaires américains et dans un monde transatlantique harmonieux qui nous procuraient du numérique innovant, à bas coût, etc. Or, on se rend compte depuis quelques années que les coûts du numérique ne sont pas si bas, du fait des pratiques quelque peu prédatrices des éditeurs de logiciels qui se traduisent par des augmentations de tarifs parfois très élevées. Par exemple, depui…
Les doctrines du mois
Quel impact de la réglementation du numérique ?
Le numérique n’ajoute pas un simple supplément technique à la procédure pénale. Il en recompose l’économie générale : l’enquête devient un droit d’accès à des systèmes, à des données et à des flux, tandis que la recevabilité de la preuve se trouve de plus en plus conditionnée par un droit européen des données, des plateformes et des usages algorithmiques. Cette évolution accroît la puissance probatoire de l’autorité publique, mais impose corrélativement une discipline renforcée de nécessité, de proportionnalité, de contrôle et de contradiction. L’enjeu n’est donc pas seulement pratique ; il est aussi théorique, institutionnel et politique.
La notion de données personnelles à l’épreuve de la pratique
Le périmètre de ce qui doit être communiqué aux personnes exerçant un droit d’accès n’est pas totalement fixé par une jurisprudence partagée entre une approche extensive, largement majoritaire, portée par la Cour de cassation, le Conseil d’Etat et la CJUE et une approche restrictive de la cour d’appel de Paris. Une situation inconfortable pour le responsable du traitement.
Vers un nouveau régime de responsabilité
Face à l’inadaptation de la directive du 17 avril 2019 sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique à l’égard de l’IA générative et l’inertie de la Commission européenne, une loi nationale, celle proposée en France par le Sénat ou une décision attendue prochainement de la CJUE pourrait apporter une solution au déséquilibre entre titulaires de droits et fournisseurs d’IA.
Le contrat : l’outil de la confiance et de la conformité
Chaque mois, le cabinet Mathias Avocats décrypte l’actualité juridique de l’intelligence artificielle. Dans ce numéro, il se penche sur les enjeux et la nécessité d’intégrer aux contrats des clauses adaptées aux cas d’usages de l’IA, permettant de gérer les risques et clarifier les responsabilités.
Biotech act : une competitivite renforcée ?
Le cadre juridique européen applicable aux données de santé connaît une évolution importante depuis l’entrée en application du RGPD, sous l’influence du développement particulièrement rapide de nouvelles technologies impactant les modes de collecte et de traitement de ces données et en réponse à des urgences sanitaires et industrielles.
Le pseudonymat ne fait pas l’anonymat
Le 13 février 2026, le Conseil d’Etat a rendu une décision de référence en matière de qualification des données de santé pseudonymisées, confirmant un standard exigeant. À l’heure du Digital Omnibus, il valide le raisonnement probabiliste de la Cnil sur le risque de réidentification.
Le rôle clé du numérique dans l’essor du marché de la contrefaçon
Lors du Forum européen de la propriété intellectuelle que l’Union des fabricants a organisé à l’occasion de son trentième anniversaire, un bilan a été dressé du marché des produits contrefaisants qui explose, notamment grâce aux réseaux sociaux, au commerce en ligne. Etat des lieux et perspectives.
Quand le sous-traitant initial devient responsable du traitement
Comme chaque mois, Alexandre Fievée sélectionne une décision sur la protection des données personnelles rendue par une autorité de contrôle ou une juridiction étrangère. Ce mois-ci, il se penche sur la question de savoir si un fournisseur, sous-traitant initial, ne devient pas de facto responsable du traitement lorsqu’il continue de stocker les données personnelles qui lui avaient été confiées par son client, avant la liquidation de ce dernier.
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