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Droit, technologies & prospectives

interview / Elise Dufour

Absence des femmes dans la tech : raisons et solutions

Droit, technologies & prospectives

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EXPERTISES N°525 - juillet 2026 - Absence des femmes dans la tech : raisons et solutions / Elise Dufour
N°525 – juillet 2026
EXPERTISES N°524 - juin 2026 - Un nouveau métier : éthicien du numérique / Valérie Chavane
N°524 – juin 2026
EXPERTISES N°523 - mai 2026 - L’indice de résilience numérique pour réduire sa dépendance / David DJAÏZ
N°523 – mai 2026
EXPERTISES N°522 - avril 2026 - La fin de l'open data heureux / Denis Berthault
N°522 – avril 2026
EXPERTISES N°521 - mars 2026 - La preuve de la manipulation par l'économie comportementale / Dorian Beauchêne
N°521 – mars 2026
EXPERTISES N°520 - février 2026 - Quand la Justice hallucine… / Damien Charlotin
N°520 – février 2026
EXPERTISES N°519 - janvier 2026 - Manipulation sur les réseaux sociaux - Les limites du droit / Thibault du Manoir de Juaye
N°519 – janvier 2026
EXPERTISES N°518 - décembre 2025 - IA : PROUVER L’INTERVENTION HUMAINE / Léa PUIGMAL
N°518 – décembre 2025
EXPERTISES N°517 - novembre 2025 - RIA : LE CASSE-TÊTE DE LA MISE EN CONFORMITÉ / Chloé PLÉDEL
N°517 – novembre 2025
EXPERTISES N°516 - octobre 2025 - Nouvelle ouverture de GTLD : Risques et opportunités / Vincent DENOYELLE, Marianne GEORGELIN et Cédric MICHEL-FLANDIN
N°516 – octobre 2025
EXPERTISES N°515 - septembre 2025 - L’impact du numérique sur nos libertés / Pauline Türk
N°515 – septembre 2025
EXPERTISES N°514 - juillet 2025 - CONTRATS LOGICIELS : TOUS CAPTIFS ? / Alexandre DIEHL
N°514 – juillet 2025
EXPERTISES N°513 - juin 2025 - Legal Ops, le COO de la direction juridique / EMILIE CALAME / FELIPE BORGES
N°513 – juin 2025
EXPERTISES N°512 - mai 2025 - CONTREFAÇON DE LOGICIEL À L’ÈRE DE L’IA / Claire BERNIER, Vincent GEOFFRAY et Bruce BONNAURE
N°512 – mai 2025
EXPERTISES N°511 - avril 2025 - Souveraineté numérique : idéal ou réalité ? / Philippe Latombe
N°511 – avril 2025
EXPERTISES N°510 - mars 2025 - LA LIBERTÉ D’EXPRESSION MENACÉE PAR LE RGPD ? / Alexandre FIÉVÉE
N°510 – mars 2025
EXPERTISES N°509 - février 2025 - RÉSOUDRE LES LITIGES DE CRYPTOMONNAIES / Christophe DUGUÉ
N°509 – février 2025
EXPERTISES N°508 - janvier 2025 - L’IAG pour les juristes, Oui mais avec précautions / Yannick Meneceur
N°508 – janvier 2025
EXPERTISES N°507 - décembre 2024 - LE RGPD, UNE AVENTURE LÉGISLATIVE / Jérôme DEROULEZ
N°507 – décembre 2024
EXPERTISES N°506 - novembre 2024 - L’IA POUR LA PRÉVENTION DES RISQUES IT / David FELDMAN
N°506 – novembre 2024
EXPERTISES N°505 - octobre 2024 - UNE IA DE CONFIANCE EST-ELLE POSSIBLE ? / Murielle POPA-FABRE
N°505 – octobre 2024
EXPERTISES N°504 - septembre 2024 - ACCULTURATION DES PME AU RGPD : VERS UNE CONFORMITÉ FACILITÉE / Sophie NERBONNE
N°504 – septembre 2024
EXPERTISES N°503 - juillet 2024 - RELATION CLIENT/FOURNISSEUR, UN DÉSÉQUILIBRE EN ÉVOLUTION / Stéphane LEMARCHAND
N°503 – juillet 2024
EXPERTISES N°502 - juin 2024 - Société à mission, un statut prisé par la Tech / Garance Mathias et François Gorriez
N°502 – juin 2024
EXPERTISES N°501 - mai 2024 - SAINT-GOBAIN : UNE GESTION AGILE DES FLUX TRANSFRONTIERES ET DES DONNEES / Charlène GABILLAT et Emma GOLDITÉ
N°501 – mai 2024
EXPERTISES N°500 - avril 2024 - DROIT DU NUMÉRIQUE : RÉTROSPECTIVE ET PERSPECTIVES / Alain BENSOUSSAN
N°500 – avril 2024
EXPERTISES N°499 - mars 2024 - Extra -                                                                                                                                                                                                                                         Territorialité: menaces et solution / Pierre DESMARAIS
N°499 – mars 2024
EXPERTISES N°498 - février 2024 - Rassurer les assureurs sur la Blockchain / Nicolas Hélénon, Delphine Mercelat, Emmanuel du Ranquet
N°498 – février 2024
EXPERTISES N°497 - janvier 2024 - FiDA, l’open finance qui fait peur à l’assurance / Anne-Sophie Morvan
N°497 – janvier 2024
EXPERTISES N°496 - décembre 2023 - Le droit, créateur d’un marché de la donnée / Marie-Hélène Tonnellier
N°496 – décembre 2023
EXPERTISES N°495 - novembre 2023 - L’Europe de la donnée, malgré les différences / Simon Chignard
N°495 – novembre 2023
EXPERTISES N°494 - octobre 2023 - Se défendre dans la jungle des noms de domaine wEB3 / Matthieu Quiniou
N°494 – octobre 2023
EXPERTISES N°493 - septembre 2023 - RGPD & Droit de la concurrence « Entente » mode d’emploi / Richard Milchior
N°493 – septembre 2023
EXPERTISES N°492 - juillet 2023 - DPO : un métier en souffrance / Bruno RASLE
N°492 – juillet 2023
EXPERTISES N°491 - juin 2023 - L’UE s’investit dans les crypto-actifs / Arnaud Touati
N°491 – juin 2023
EXPERTISES N°490 - mai 2023 - Transhumanisme : un changement de civilisation / Amandine Cayol, Emilie Gaillard et Coline Vuillermet
N°490 – mai 2023
EXPERTISES N°489 - avril 2023 - Anonymiser : une question de gestions de risques / Maryline Laurent
N°489 – avril 2023
EXPERTISES N°488 - mars 2023 - Actifs immatériels : Une valeur encore trop sous-estimée / Sylvie Gamet
N°488 – mars 2023
EXPERTISES N°487 - février 2023 - Flux transatlantique de données : Des progrès mais… / Bradley Joslove
N°487 – février 2023
EXPERTISES N°486 - janvier 2023 - L’intelligence juridique : pour un juriste stratège / Véronique Chapuis-Thuault
N°486 – janvier 2023
EXPERTISES N°485 - décembre 2022 - Les problématiques virtuelles des métavers / Caroline Laverdet
N°485 – décembre 2022
EXPERTISES N°484 - novembre 2022 - BIG DATA DEMATERIALISATION DU REEL / Antoinette Rouvroy
N°484 – novembre 2022
EXPERTISES N°483 - octobre 2022 - Intelligence artificielle : Vers une justice plus sécurisée / Thomas Cassuto
N°483 – octobre 2022
EXPERTISES N°482 - septembre 2022 - MiCA, un règlement qui manque de hauteur / Pierre Storrer
N°482 – septembre 2022
EXPERTISES N°481 - juillet 2022 - Néobanques, le far west bancaire / Aude Poulain de Saint Père
N°481 – juillet 2022
EXPERTISES N°480 - juin 2022 - Géopolitique du numérique et risque de fragmentation / HENRI VERDIDER
N°480 – juin 2022
EXPERTISES N°479 - mai 2022 - Ransomware : payez la rançon l'assurance rembourse / Valéria FAURE-MUNTIAN
N°479 – mai 2022
EXPERTISES N°478 - avril 2022 - RÉDUIRE LA POLLUTION DU NUMÉRIQUE : UNE LOI PIONNIÈRE / Patrick CHAIZE et Frédéric BORDAGE
N°478 – avril 2022
EXPERTISES N°477 - mars 2022 - LE CASSE-TETE DE LA FISCALITE DES CRYPTO-MONNAIES / Frédéric poilpré
N°477 – mars 2022
EXPERTISES N°476 - février 2022 - Véhicule connecté : l'enjeu des données / Romain Perray
N°476 – février 2022
EXPERTISES N°475 - janvier 2022 - DROIT DU LOGICIEL : ETAT DES LIEUX / Bernard LAMON
N°475 – janvier 2022
EXPERTISES N°474 - décembre 2021 - Open data judiciaire : Un lancement prudent / Estelle Jond-Necand
N°474 – décembre 2021
EXPERTISES N°473 - novembre 2021 - La data au cœur des investigations internes / Jean-Julien Lemonnier
N°473 – novembre 2021
EXPERTISES N°472 - octobre 2021 - ROMAIN DARRIERE / INFLUENCEURS VERS LA MATURITÉ
N°472 – octobre 2021
EXPERTISES N°471 - septembre 2021 - ENTENTES ALGORITHMIQUES / NATASHA TARDIF
N°471 – septembre 2021
EXPERTISES N°470 - juillet 2021 - Brevets IA : les écueils à éviter / Mathias Robert
N°470 – juillet 2021
EXPERTISES N°469 - juin 2021 - IA : POUR UN DROIT DE RUPTURE / ALAIN BENSOUSSAN
N°469 – juin 2021
EXPERTISES N°468 - mai 2021 - Néoassurance, un modèle qui émerge / Christophe Dandois
N°468 – mai 2021
EXPERTISES N°467 - mars 2021 - Humain / machine : la nouvelle division du travail juridique / Olivier CHADUTEAU
N°467 – mars 2021
EXPERTISES N°466 - mars 2021 - DSA/DMA : CHANGEMENT DANS LA CONTINUITÉ / ANNE COUSIN ET JEAN-MATHIEU COT
N°466 – mars 2021
EXPERTISES N°465 - février 2021 - CMP : UN PASSEUR DE CONSENTEMENT / Romain BESSUGES-MEUSY
N°465 – février 2021
EXPERTISES N°464 - janvier 2021 - L’expertise-conciliation : pacifier les litiges / Fabien CLEUET et François-Pierre LANI
N°464 – janvier 2021
EXPERTISES N°463 - décembre 2020 - Matching prédictif un recrutement biaisé / Stéphanie Lecerf
N°463 – décembre 2020
EXPERTISES N°462 - novembre 2020 - La révolution open banking / Thibault Verbiest
N°462 – novembre 2020
EXPERTISES N°461 - octobre 2020 - IA en procès / Yannick Meneceur
N°461 – octobre 2020
EXPERTISES N°460 - septembre 2020 - Smart city : intérêt général by design / Jacques Priol
N°460 – septembre 2020
EXPERTISES N°459 - juillet 2020 - Transmettre l'immatériel / David Ayache
N°459 – juillet 2020
EXPERTISES N°458 - juin 2020 - Les racines de notre dépendance technologique / Christian HARBULOT
N°458 – juin 2020
EXPERTISES N°457 - mai 2020 - Covid 19 & données personnelles<br>De la défiance à la confiance / Yann Padova » title= »EXPERTISES N°457 – mai 2020 – Covid 19 & données personnelles<br>De la défiance à la confiance / Yann Padova » description= »EXPERTISES N°457 – mai 2020-  Covid 19 & données personnelles<br>De la défiance à la confiance / Yann Padova »></div>
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EXPERTISES N°456 - avril 2020 - Pour l’ouverture<br>des données privées / Laurent Lafaye » title= »EXPERTISES N°456 – avril 2020 – Pour l’ouverture<br>des données privées / Laurent Lafaye » description= »EXPERTISES N°456 – avril 2020-  Pour l’ouverture<br>des données privées / Laurent Lafaye »></div>
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EXPERTISES N°455 - mars 2020 - Profilage :<br> pratiques & parades / Cédric Lauradoux » title= »EXPERTISES N°455 – mars 2020 – Profilage :<br> pratiques & parades / Cédric Lauradoux » description= »EXPERTISES N°455 – mars 2020-  Profilage :<br> pratiques & parades / Cédric Lauradoux »></div>
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EXPERTISES N°454 - février 2020 - La robustesse de<br>la PI face A l’IA / Franck Macrez » title= »EXPERTISES N°454 – février 2020 – La robustesse de<br>la PI face A l’IA / Franck Macrez » description= »EXPERTISES N°454 – février 2020-  La robustesse de<br>la PI face A l’IA / Franck Macrez »></div>
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EXPERTISES N°453 - janvier 2020 - RGPD : une révolution dans la continuité / Ariane MOLE
N°453 – janvier 2020
EXPERTISES N°452 - décembre 2019 - le droit de<br>la compliance<br>pour réguler l’internet / Marie-Anne Frison-Roche » title= »EXPERTISES N°452 – décembre 2019 – le droit de<br>la compliance<br>pour réguler l’internet / Marie-Anne Frison-Roche » description= »EXPERTISES N°452 – décembre 2019-  le droit de<br>la compliance<br>pour réguler l’internet / Marie-Anne Frison-Roche »></div>
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EXPERTISES N°451 - novembre 2019 - Data brokers :</br>le trou noir</br>des données personnelles / Antoine Dubus » title= »EXPERTISES N°451 – novembre 2019 – Data brokers :</br>le trou noir</br>des données personnelles / Antoine Dubus » description= »EXPERTISES N°451 – novembre 2019-  Data brokers :</br>le trou noir</br>des données personnelles / Antoine Dubus »></div>
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EXPERTISES N°450 - octobre 2019 - Numérique :<br>le défi fiscal / Frédéric Douet » title= »EXPERTISES N°450 – octobre 2019 – Numérique :<br>le défi fiscal / Frédéric Douet » description= »EXPERTISES N°450 – octobre 2019-  Numérique :<br>le défi fiscal / Frédéric Douet »></div>
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EXPERTISES N°449 - septembre 2019 - L'impérialisme<br>juridique / Olivier de Maison Rouge » title= »EXPERTISES N°449 – septembre 2019 – L’impérialisme<br>juridique / Olivier de Maison Rouge » description= »EXPERTISES N°449 – septembre 2019-  L’impérialisme<br>juridique / Olivier de Maison Rouge »></div>
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EXPERTISES N°448 - juillet 2019 - DPO : un métier<br>qui s’installe / Paul Olivier Gibert » title= »EXPERTISES N°448 – juillet 2019 – DPO : un métier<br>qui s’installe / Paul Olivier Gibert » description= »EXPERTISES N°448 – juillet 2019-  DPO : un métier<br>qui s’installe / Paul Olivier Gibert »></div>
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EXPERTISES N°447 - juin 2019 - Le RGPD : du droit sans vision stratégique / Julien Nocetti
N°447 – juin 2019
EXPERTISES N°446 - mai 2019 - IGN : la gratuitE des données en question / Marie Pisan
N°446 – mai 2019
EXPERTISES N°445 - avril 2019 - Nom de domaine un actif et des risques / Nathalie Dreyfus
N°445 – avril 2019
EXPERTISES N°444 - mars 2019 - Les logiciels libres, un modèle mature / Benjamin Jean
N°444 – mars 2019
EXPERTISES N°443 - février 2019 - Résister à la gouvernance algorithmique / François Pellegrini
N°443 – février 2019
EXPERTISES N°442 - janvier 2019 - Anticiper sa survie numérique au-delà de sa mort / Mathieu Fontaine
N°442 – janvier 2019
EXPERTISES N°441 - décembre 2018 - Intelligence artificielle et médecine quelle éthique pour demain ? / David Gruson
N°441 – décembre 2018
EXPERTISES N°440 - novembre 2018 - Blockchain AS A SERVICE Démocratisation de la blockchain ? / Marc-Antoine Ledieu
N°440 – novembre 2018
EXPERTISES N°439 - octobre 2018 - Nathalie Nevejans / Nathalie Nevejans
N°439 – octobre 2018
EXPERTISES N°438 - septembre 2018 - Pour la médiation judiciaire en  propriété  intellectuelle / Françoise Barutel Naulleau
N°438 – septembre 2018
EXPERTISES N°437 - juillet 2018 - Science-fiction : quand l’imaginaire devient source de droit / Fabrice Defferrard
N°437 – juillet 2018
EXPERTISES N°436 - juin 2018 - CONTRATS, Accès indirects & coûts cachés : SAP BRISE LA GLACE AVEC Ses utilisateurs / Gianmaria Perancin
N°436 – juin 2018
EXPERTISES N°435 - mai 2018 - L’innovation prédatrice Un nouveau défi pour le droit de la concurrence / Thibault Schrepel
N°435 – mai 2018
EXPERTISES N°434 - avril 2018 - LES données LA NOUVELLE INGENIéRIE  DU POUVOIR / Adrien Basdevant
N°434 – avril 2018
EXPERTISES N°433 - mars 2018 - L’open data de la jurisprudence : Le casse-tête de l’anonymisation / Loïc Cadiet
N°433 – mars 2018
EXPERTISES N°432 - février 2018 - RGPD : vers un futur standard global / Max Schrems
N°432 – février 2018
EXPERTISES N°431 - janvier 2018 - L’angoisse du RGPD la Cnil rassure / Jean Lessi
N°431 – janvier 2018
EXPERTISES des systèmes d’informationjuillet 2026 – N°525

L'édito du mois

Réveil

La décision du gouvernement américain du 12 juin dernier d’interdire l’accès de Fable 5 [version grand public de Mythos 5 disponible depuis le 10 juin] d’Anthropic à toute personne de nationalité étrangère, qu’elle se trouve aux États-Unis ou à l’étranger, y compris les employés étrangers d’Anthropic, a provoqué une onde de choc à l’étranger comme aux Etats-Unis que l’administration Trump n’avait probablement pas anticipée.
Anthropic a en effet désactivé les deux LLM, mais pour tous ses clients, face à la difficulté d’isoler les étrangers. Cette décision, justifiée semble-t-il par la découverte d’une faille de type jailbreak, ne visait pas particulièrement l’Europe. Elle a néanmoins agi comme un révélateur de la dépendance technologique de notre continent. Pourtant ce sujet n’est pas nouveau et fait l’objet de moult publications, de débats et même d’un paquet « souveraineté technologique » présenté par la Commission européenne le 3 juin dernier. Mais il aura fallu un cas pratique édifiant pour que les Européens réalisent que, du jour au lendemain, ils pouvaient se voir couper l’accès à un service essentiel des géants américains du numérique, sur décision d’un gouvernement allié, au nom de la sécurité nationale.
Face à ce risque d’extraterritorialité, les responsables politiques européens ont appelé à l’instauration d’une commande publique en faveur de solutions souveraines et d’une vraie puissance numérique européenne. Quant à la Commission européenne, elle a indiqué avoir « pris acte » de la décision américaine et procède actuellement à une évaluation « de ses implications, notamment pour les utilisateurs de l’Union européenne » ainsi que « de ses conséquences pratiques ». Mais c’est en France que les réactions ont été les plus vives. De Jean-Luc Mélenchon à Jordan Bardella, en passant par Bruno Retaillau, Edouard Philippe, Gabriel Attal ou Olivier Faure, ils ont tous appelé à rechercher des solutions technologiques souveraines. Du côté du gouvernement, Sébastien Lecornu a réagi par l’annonce d’un investissement de 655 millions d’euros supplémentaires pour le développement de l’intelligence artificielle et du remplacement prochain de Palantir par la société française ChapsVision à la DGSI. Si les temps de pré-campagne électorale encouragent de telles prises de position, la question de la souveraineté numérique est depuis peu devenue une préoccupation politique, comme on l’a vu dans l’affaire Microsoft et le Health Data Hub.
L’affaire Anthropic a également suscité l’inquiétude des organisations publiques et des acteurs économiques européens. Ils ont pris conscience du risque géopolitique qui pèse sur leurs activités, de plus en plus dépendantes de la « ressource » IA et ils envisagent des plans de secours avec des entreprises non américaines. Une bonne nouvelle pour le français Mistral.
Aux Etats-Unis, le secteur de la tech s’inquiète de l’insécurité juridique et stratégique que cette décision provoque. Certains considèrent que ce précédent remet en cause l’approche souple adoptée par le décret présidentiel du 2 juin dernier en matière de réglementation de l’IA avancée. Alors que ce texte visait à instaurer un processus permettant de gérer les risques de cybersécurité liés à cette technologie tout en continuant d’innover, le retrait forcé de Fable 5 laisse supposer que les nouveaux systèmes d’IA d’Anthropic ou d’autres pourraient être soumis à une licence gouvernementale. Le 14 juin dernier de nombreux dirigeants de la tech et de la cybersécurité ont signé une lettre ouverte au secrétaire d’Etat au Commerce le mettant en garde contre cette mesure qui « créé une incertitude sur le marché et mis en péril le leadership américain en matière d’IA sans aucun risque réel pour la justifier ».
Grâce à Donald Trump, l’Europe est en train de se réveiller. Il faut désormais transformer cette prise de conscience, tardive mais salutaire, en une prise de décision. Il ne s’agit pas de refaire un Claude à l’européenne ou à la française mais de construire un écosystème européen de l’IA crédible et cela passe notamment par l’adoption d’une doctrine de souveraineté opérationnelle.

Le focus du mois

Intelligence artificielle

L’IA incarnée : une révolution à l’horizon 2030

Après l’IA générative, une nouvelle révolution technologique se prépare avec la robotique intelligente. La Chine, leader du secteur, a publié un cadre normatif avec l’ambition de définir les standards mondiaux. De son côté l’Europe a élaboré un règlement « machines » applicable en 2027.

Le 1er juin dernier, une vague de normes industrielles chinoises dédiées à l’intelligence artificielle incarnée est entrée en vigueur. Ce cadre unifié pour évaluer, tester et déployer ces IA physiques fait suite à la publication le 28 février dernier d’une décision du ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information (MIIT) qui a établi un « Système de normes pour les robots humanoïdes et l’intelligence incarnée ». Leader incontesté et auteur du premier cadre normatif au monde, la Chine ne cache pas son ambition de définir les standards internationaux. En plus du règlement sur l’IA, l’Europe a, de son côté, publié en 2023 un règlement « machine » applicable au 1er janvier 2027 qui établit un cadre juridique pour les robots autonomes. Il manque cependant à l’UE une vision industrielle pour un marché européen portée par des acteurs publics et privés qui s’investissent à l’échelle du continent.
Après l’intelligence artificielle générative, une nouvelle révolution se profile, celle de l’intelligence artificielle incarnée, aussi appelée IA physique, robotique autonome ou incarnée. L’IA s’intègre désormais dans des objets, des machines et des robots capables d’interagir physiquement sur le monde réel. Dotés d’un « corps » capable de mouvements, de capteurs pour interagir avec l’environnement et d’une intelligence embarquée, ces robots combinent ainsi perception, raisonnement et action motrice dans un cycle d’apprentissage qui se nourrit d’informations multimodales (vidéo, commandes vocales, données de capteurs proprioceptifs, positions articulaires, mesures de force) et agit en fonction de ces données.
On a tous été impressionnés par la démonstration chinoise des danseurs robots. Mais derrière cette opération de séduction, un marché des robots intelligents est en train de se déployer. Dans les usines en Chine, on en compte près de deux millions, dont certains font tourner seuls des « dark factories », sans un être humain à éclairer. Ce pays anticipe l’explosion de ce marché dont il est déjà le leader ainsi que celui, naissant, des robots humanoïdes, dont il a réalisé 90 % des ventes mondiales en 2025.
Avec les agents autonomes et les modèles multimodaux, l’IA incarnée fait partie des priorités chinoises figurant au 15e Plan quinquennal (2026-2030) présenté par le Premier ministre Li Qiang en mars dernier. L’empire du milieu aborde ce marché de manière systémique avec un écosystème où la demande intérieure garantie les économies d’échelle, de la formation professionnelle et des normes industrielles.
Cette stratégie nationale s’appuie également sur l’édification d’un cadre légal, dont les bases ont été rendues publiques le 28 février dernier. Ce premier bouquet de normes couvre l’ensemble de la chaîne industrielle et du cycle de vie des robots humanoïdes. Ce « Système de normes pour les robots humanoïdes et l’intelligence incarnée » comprend six parties : fondamentaux communs, cerveau artificiel et intelligence computationnelle, membres et composants, machine complète et systèmes, applications, sécurité et éthique. Il s’agit de structurer très tôt le marché des humanoïdes, en encadrant leur fabrication, leur circulation et leur usage avant leur déploiement massif, de manière à assurer une traçabilité complète du cycle de vie. Par ailleurs, le 29 mai dernier a été lancé un système d’identification individuel de chaque machine, une sorte de passeport numérique, ainsi qu’une plateforme nationale de gestion du cycle de vie des humanoïdes au moyen de ce « digital ID ».
L’intelligence artificielle incarnée représente un défi stratégique majeur pour l’économie européenne, du fait de sa faiblesse industrielle et de sa dépendance aux nombreux composants. Si l’Allemagne domine l’UE en matière d’automatisation robotique, elle ne dispose pas d’un écosystème de start-up spécialisées dans la robotique humanoïde. Contrairement à la France qui compte une soixantaine de laboratoires ou start-up spécialisés dans ce domaine comme Wandercraft, qui va déployer, d’ici 2027, 350 robots humanoïdes Calvin chez Renault. Mais rien à voir avec la force de frappe chinoise ou américaine.
L’Europe n’est en revanche pas dépourvue de ressources juridiques. Certes, les normes actuelles relatives aux robots industriels stationnaires ne s’appliquent pas aux systèmes humanoïdes qui évoluent de manière dynamique dans des environnements de travail humains. Mais un cadre règlementaire commence à se dessiner. La directive « Machine » 2006/42/CE a été remplacée par un règlement 2023/1230 qui sera applicable le 20 janvier 2027 à toutes les machines commercialisées dans l’Union européenne. Il encadre l’utilisation et le développement des robots autonomes et impose des nouvelles exigences de santé et de sécurité , y compris en matière de cybersécurité. Des comités de normalisation travaillent à la rédaction de normes harmonisées. Puis, du fait du caractère hybride de l’IA incarnée, plusieurs règlementations trouvent à s’appliquer en matière de responsabilité des machines et des produits, de protection des données ou de cybersécurité. De plus, il y a l’IA Act. Les robots humanoïdes seront très probablement qualifiés de systèmes d’IA à haut risque, en raison de leur rôle dans la gestion des travailleurs et de leur statut de composant de sécurité.
La robotique humanoïde quitte le monde de la fiction pour s’installer dans la réalité industrielle et domestique plus vite qu’on le croit. D’ici 2030, soit d’ici quatre ans, ces machines devraient s’imposer à nous, à l’instar de l’IA générative. Est-ce que nous aurons des IA incarnées européennes ?

par Sylvie Rozenfeld

L'invité du mois

Interview / Elise Dufour

par Sylvie Rozenfeld

Absence des femmes dans la tech : raisons et solutions

Seules 9% des start-up sont créées par des femmes, 1% des levées de fonds vont vers elles et ce chiffre est encore plus bas pour les projets liés à l’intelligence artificielle. Le monde de la tech est très masculin et les femmes ont du mal à y trouver leur place. Elise Dufour, avocate, est présidente de Girls & Tech, une association dont l’objet est de lever les freins au financement de start-up créées par des femmes et de faire émerger des scale-up féminines françaises à impact international. Elle nous explique les raisons de ce déséquilibre, les propositions qu’elles souhaite soumettre aux candidats à la présidence de la République avant les élections de 2027, et les actions de Girls & Tech pour aider les femmes à monter leur projet, à avoir des postes à responsabilités dans le cadre du salariat et développer des technologies qui soient mieux adaptées aux femmes.

ylvie Rozenfeld : Elise Dufour, vous êtes avocate spécialisée en droit du numérique, associée du cabinet Stephenson Harwood Paris, ex-présidente de Cyberlex, et présidente de Girls & Tech, une association que vous avez co-fondée avec Gwenaëlle Bailly, entrepreneuse, Business Angel & Business Advisor, avec pour objectif de lever les freins au financement de start-up créées par des femmes et de faire émerger des scale-ups féminines françaises à impact international. Vous dressez un tableau très noir de l’entreprenariat féminin dans le numérique. Quelle est la situation en France des femmes qui ont des projets dans les secteurs de la tech et qui veulent se lancer dans l’entreprenariat ?

Elise Dufour : Dans la tech, 9 % des startups sont fondées à 100 % par des femmes et 1 % des fonds levés vont à des startups créées par des femmes. Ces chiffres sont très durs et montrent que la tendance se dégrade, et encore plus dans un monde d’IA.

Pourquoi l’IA accentue-t-elle le phénomène ?
Parce que les places sont prises par les hommes, c’est un plus petit monde.

Comment expliquez-vous qu’il y ait peu de femmes dans le secteur du numérique ?
Dès le plus jeune âge, on considère que les sciences, les mathématiques sont l’apanage des hommes. L’IA c’est de l’algorithme, ce sont des maths, de l’informatique. Ce sont des secteurs où il y a moins de femmes. Les raisons du déséquilibre entre les hommes et les femmes proviennent des biais de la société, de l’absence de rôle modèle, mais aussi de la question de la charge de la vie personnelle/vie professionnelle, qui est compliquée à adresser pour pouvoir percer dans ce milieu-là. Ce qui décourage un certain nombre de femmes. Et il y a aussi une question de prise de risque qui est un prérequis pour celle qui veut monter une entreprise.

Avez-vous rencontré ce genre de difficultés en tant que femme ?
La profession d’avocat qui est assez masculine commence à se féminiser. Au niveau des collaborateurs, on trouve beaucoup de femmes mais à celui des associés, le rapport est d’une femme pour quatre hommes. C’est d’ailleurs ce que j’observe dans ma structure actuelle. On est trente associés dont six femmes. Dans ma structure précédente, c’était à peu près le même delta, voire pire. Je pense que dans le domaine du droit, on a pris un petit peu d’avance parce que ce travail a été fait plus tôt, avec des rôles modèles qui ont ouvert la voie. De grandes avocates ont été très structurantes pour des jeunes filles qui voulaient devenir avocate. Mais les difficultés sont à peu près les mêmes que dans la tech : parler dans un monde qui est très masculin, savoir rester à sa place, ne pas prendre trop de place. Les femmes de la génération d’avant ont beaucoup sacrifié à leur carrière, à leur famille, à leur vie personnelle.
Y a-t-il des réponses légales pour réduire ce déséquilibre ?
Les réponses législatives n’existent pas pour l’instant. Certes la loi dite « Copé-Zimmermann » du 27 janvier 2011 avait imposé un quota de 40% de femmes au conseil d’administration, mais cela ne concerne que les grandes entreprises, des sociétés cotées. Avec la loi du 24 décembre 2021 visant à accélérer l’égalité économique et professionnelle, on a franchi une étape avec 30% de femmes parmi les cadres dirigeants et les instances dirigeantes dans les entreprises de plus de 1 000 salariés. On voit aussi que ce n’est pas la majorité des sociétés. À part cela, il existe une obligation de transparence sur les salaires. C’est une vision globale à poste équivalent. Et l’Union européenne est allée plus loin avec la directive 2023/970/UE sur la transparence des rémunérations, adoptée en mai 2023, qui impose notamment aux employeurs de communiquer les fourchettes de salaires dès l’offre d’emploi et d’informer les salariés sur les niveaux de rémunération — mais la France n’a pas encore procédé à sa transposition, dont la date limite est fixée au 7 juin 2026.

Y a-t-il des aides pour soutenir l’entrepreneuriat féminin ?
Rien n’est fait pour favoriser concrètement l’entrepreneuriat de la femme, et encore moins dans la tech. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’être entrepreneur femme dans la tech, c’est le combo de la difficulté absolue. Il faut avoir le mindset, la capacité, c’est-à-dire le background éducatif, et la capacité financière de l’assumer.

Quelles mesures légales pourraient favoriser la présence des femmes dans le numérique ?
On a une liste de propositions qu’on voudrait adresser dans le cadre de la campagne électorale pour soutenir les femmes entrepreneuses ou salariées dans le domaine de la tech. La première proposition porte sur l’éducation. Dès la petite enfance, il faut rendre les sciences pra…

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