Expertises
Droit, technologies & prospectives

interview / Marco Fiorini

Cancer et IA : Valorisation des données inexploitées

Droit, technologies & prospectives

Tous les mois, toute l'actualité du numérique... Et tellement plus !

Nos derniers numéros

EXPERTISES N°527 - octobre 2026 - Cancer et IA : Valorisation des données inexploitées / Marco Fiorini
N°527 – octobre 2026
EXPERTISES N°526 - septembre 2026 - Vers un numérique public indépendant / Perica SUCEVIC
N°526 – septembre 2026
EXPERTISES N°525 - juillet 2026 - Absence des femmes dans la tech : raisons et solutions / Elise Dufour
N°525 – juillet 2026
EXPERTISES N°524 - juin 2026 - Un nouveau métier : éthicien du numérique / Valérie Chavane
N°524 – juin 2026
EXPERTISES N°523 - mai 2026 - L’indice de résilience numérique pour réduire sa dépendance / David DJAÏZ
N°523 – mai 2026
EXPERTISES N°522 - avril 2026 - La fin de l'open data heureux / Denis Berthault
N°522 – avril 2026
EXPERTISES N°521 - mars 2026 - La preuve de la manipulation par l'économie comportementale / Dorian Beauchêne
N°521 – mars 2026
EXPERTISES N°520 - février 2026 - Quand la Justice hallucine… / Damien Charlotin
N°520 – février 2026
EXPERTISES N°519 - janvier 2026 - Manipulation sur les réseaux sociaux - Les limites du droit / Thibault du Manoir de Juaye
N°519 – janvier 2026
EXPERTISES N°518 - décembre 2025 - IA : PROUVER L’INTERVENTION HUMAINE / Léa PUIGMAL
N°518 – décembre 2025
EXPERTISES N°517 - novembre 2025 - RIA : LE CASSE-TÊTE DE LA MISE EN CONFORMITÉ / Chloé PLÉDEL
N°517 – novembre 2025
EXPERTISES N°516 - octobre 2025 - Nouvelle ouverture de GTLD : Risques et opportunités / Vincent DENOYELLE, Marianne GEORGELIN et Cédric MICHEL-FLANDIN
N°516 – octobre 2025
EXPERTISES N°515 - septembre 2025 - L’impact du numérique sur nos libertés / Pauline Türk
N°515 – septembre 2025
EXPERTISES N°514 - juillet 2025 - CONTRATS LOGICIELS : TOUS CAPTIFS ? / Alexandre DIEHL
N°514 – juillet 2025
EXPERTISES N°513 - juin 2025 - Legal Ops, le COO de la direction juridique / EMILIE CALAME / FELIPE BORGES
N°513 – juin 2025
EXPERTISES N°512 - mai 2025 - CONTREFAÇON DE LOGICIEL À L’ÈRE DE L’IA / Claire BERNIER, Vincent GEOFFRAY et Bruce BONNAURE
N°512 – mai 2025
EXPERTISES N°511 - avril 2025 - Souveraineté numérique : idéal ou réalité ? / Philippe Latombe
N°511 – avril 2025
EXPERTISES N°510 - mars 2025 - LA LIBERTÉ D’EXPRESSION MENACÉE PAR LE RGPD ? / Alexandre FIÉVÉE
N°510 – mars 2025
EXPERTISES N°509 - février 2025 - RÉSOUDRE LES LITIGES DE CRYPTOMONNAIES / Christophe DUGUÉ
N°509 – février 2025
EXPERTISES N°508 - janvier 2025 - L’IAG pour les juristes, Oui mais avec précautions / Yannick Meneceur
N°508 – janvier 2025
EXPERTISES N°507 - décembre 2024 - LE RGPD, UNE AVENTURE LÉGISLATIVE / Jérôme DEROULEZ
N°507 – décembre 2024
EXPERTISES N°506 - novembre 2024 - L’IA POUR LA PRÉVENTION DES RISQUES IT / David FELDMAN
N°506 – novembre 2024
EXPERTISES N°505 - octobre 2024 - UNE IA DE CONFIANCE EST-ELLE POSSIBLE ? / Murielle POPA-FABRE
N°505 – octobre 2024
EXPERTISES N°504 - septembre 2024 - ACCULTURATION DES PME AU RGPD : VERS UNE CONFORMITÉ FACILITÉE / Sophie NERBONNE
N°504 – septembre 2024
EXPERTISES N°503 - juillet 2024 - RELATION CLIENT/FOURNISSEUR, UN DÉSÉQUILIBRE EN ÉVOLUTION / Stéphane LEMARCHAND
N°503 – juillet 2024
EXPERTISES N°502 - juin 2024 - Société à mission, un statut prisé par la Tech / Garance Mathias et François Gorriez
N°502 – juin 2024
EXPERTISES N°501 - mai 2024 - SAINT-GOBAIN : UNE GESTION AGILE DES FLUX TRANSFRONTIERES ET DES DONNEES / Charlène GABILLAT et Emma GOLDITÉ
N°501 – mai 2024
EXPERTISES N°500 - avril 2024 - DROIT DU NUMÉRIQUE : RÉTROSPECTIVE ET PERSPECTIVES / Alain BENSOUSSAN
N°500 – avril 2024
EXPERTISES N°499 - mars 2024 - Extra -                                                                                                                                                                                                                                         Territorialité: menaces et solution / Pierre DESMARAIS
N°499 – mars 2024
EXPERTISES N°498 - février 2024 - Rassurer les assureurs sur la Blockchain / Nicolas Hélénon, Delphine Mercelat, Emmanuel du Ranquet
N°498 – février 2024
EXPERTISES N°497 - janvier 2024 - FiDA, l’open finance qui fait peur à l’assurance / Anne-Sophie Morvan
N°497 – janvier 2024
EXPERTISES N°496 - décembre 2023 - Le droit, créateur d’un marché de la donnée / Marie-Hélène Tonnellier
N°496 – décembre 2023
EXPERTISES N°495 - novembre 2023 - L’Europe de la donnée, malgré les différences / Simon Chignard
N°495 – novembre 2023
EXPERTISES N°494 - octobre 2023 - Se défendre dans la jungle des noms de domaine wEB3 / Matthieu Quiniou
N°494 – octobre 2023
EXPERTISES N°493 - septembre 2023 - RGPD & Droit de la concurrence « Entente » mode d’emploi / Richard Milchior
N°493 – septembre 2023
EXPERTISES N°492 - juillet 2023 - DPO : un métier en souffrance / Bruno RASLE
N°492 – juillet 2023
EXPERTISES N°491 - juin 2023 - L’UE s’investit dans les crypto-actifs / Arnaud Touati
N°491 – juin 2023
EXPERTISES N°490 - mai 2023 - Transhumanisme : un changement de civilisation / Amandine Cayol, Emilie Gaillard et Coline Vuillermet
N°490 – mai 2023
EXPERTISES N°489 - avril 2023 - Anonymiser : une question de gestions de risques / Maryline Laurent
N°489 – avril 2023
EXPERTISES N°488 - mars 2023 - Actifs immatériels : Une valeur encore trop sous-estimée / Sylvie Gamet
N°488 – mars 2023
EXPERTISES N°487 - février 2023 - Flux transatlantique de données : Des progrès mais… / Bradley Joslove
N°487 – février 2023
EXPERTISES N°486 - janvier 2023 - L’intelligence juridique : pour un juriste stratège / Véronique Chapuis-Thuault
N°486 – janvier 2023
EXPERTISES N°485 - décembre 2022 - Les problématiques virtuelles des métavers / Caroline Laverdet
N°485 – décembre 2022
EXPERTISES N°484 - novembre 2022 - BIG DATA DEMATERIALISATION DU REEL / Antoinette Rouvroy
N°484 – novembre 2022
EXPERTISES N°483 - octobre 2022 - Intelligence artificielle : Vers une justice plus sécurisée / Thomas Cassuto
N°483 – octobre 2022
EXPERTISES N°482 - septembre 2022 - MiCA, un règlement qui manque de hauteur / Pierre Storrer
N°482 – septembre 2022
EXPERTISES N°481 - juillet 2022 - Néobanques, le far west bancaire / Aude Poulain de Saint Père
N°481 – juillet 2022
EXPERTISES N°480 - juin 2022 - Géopolitique du numérique et risque de fragmentation / HENRI VERDIDER
N°480 – juin 2022
EXPERTISES N°479 - mai 2022 - Ransomware : payez la rançon l'assurance rembourse / Valéria FAURE-MUNTIAN
N°479 – mai 2022
EXPERTISES N°478 - avril 2022 - RÉDUIRE LA POLLUTION DU NUMÉRIQUE : UNE LOI PIONNIÈRE / Patrick CHAIZE et Frédéric BORDAGE
N°478 – avril 2022
EXPERTISES N°477 - mars 2022 - LE CASSE-TETE DE LA FISCALITE DES CRYPTO-MONNAIES / Frédéric poilpré
N°477 – mars 2022
EXPERTISES N°476 - février 2022 - Véhicule connecté : l'enjeu des données / Romain Perray
N°476 – février 2022
EXPERTISES N°475 - janvier 2022 - DROIT DU LOGICIEL : ETAT DES LIEUX / Bernard LAMON
N°475 – janvier 2022
EXPERTISES N°474 - décembre 2021 - Open data judiciaire : Un lancement prudent / Estelle Jond-Necand
N°474 – décembre 2021
EXPERTISES N°473 - novembre 2021 - La data au cœur des investigations internes / Jean-Julien Lemonnier
N°473 – novembre 2021
EXPERTISES N°472 - octobre 2021 - ROMAIN DARRIERE / INFLUENCEURS VERS LA MATURITÉ
N°472 – octobre 2021
EXPERTISES N°471 - septembre 2021 - ENTENTES ALGORITHMIQUES / NATASHA TARDIF
N°471 – septembre 2021
EXPERTISES N°470 - juillet 2021 - Brevets IA : les écueils à éviter / Mathias Robert
N°470 – juillet 2021
EXPERTISES N°469 - juin 2021 - IA : POUR UN DROIT DE RUPTURE / ALAIN BENSOUSSAN
N°469 – juin 2021
EXPERTISES N°468 - mai 2021 - Néoassurance, un modèle qui émerge / Christophe Dandois
N°468 – mai 2021
EXPERTISES N°467 - mars 2021 - Humain / machine : la nouvelle division du travail juridique / Olivier CHADUTEAU
N°467 – mars 2021
EXPERTISES N°466 - mars 2021 - DSA/DMA : CHANGEMENT DANS LA CONTINUITÉ / ANNE COUSIN ET JEAN-MATHIEU COT
N°466 – mars 2021
EXPERTISES N°465 - février 2021 - CMP : UN PASSEUR DE CONSENTEMENT / Romain BESSUGES-MEUSY
N°465 – février 2021
EXPERTISES N°464 - janvier 2021 - L’expertise-conciliation : pacifier les litiges / Fabien CLEUET et François-Pierre LANI
N°464 – janvier 2021
EXPERTISES N°463 - décembre 2020 - Matching prédictif un recrutement biaisé / Stéphanie Lecerf
N°463 – décembre 2020
EXPERTISES N°462 - novembre 2020 - La révolution open banking / Thibault Verbiest
N°462 – novembre 2020
EXPERTISES N°461 - octobre 2020 - IA en procès / Yannick Meneceur
N°461 – octobre 2020
EXPERTISES N°460 - septembre 2020 - Smart city : intérêt général by design / Jacques Priol
N°460 – septembre 2020
EXPERTISES N°459 - juillet 2020 - Transmettre l'immatériel / David Ayache
N°459 – juillet 2020
EXPERTISES N°458 - juin 2020 - Les racines de notre dépendance technologique / Christian HARBULOT
N°458 – juin 2020
EXPERTISES N°457 - mai 2020 - Covid 19 & données personnelles<br>De la défiance à la confiance / Yann Padova » title= »EXPERTISES N°457 – mai 2020 – Covid 19 & données personnelles<br>De la défiance à la confiance / Yann Padova » description= »EXPERTISES N°457 – mai 2020-  Covid 19 & données personnelles<br>De la défiance à la confiance / Yann Padova »></div>
<div class=N°457 – mai 2020
EXPERTISES N°456 - avril 2020 - Pour l’ouverture<br>des données privées / Laurent Lafaye » title= »EXPERTISES N°456 – avril 2020 – Pour l’ouverture<br>des données privées / Laurent Lafaye » description= »EXPERTISES N°456 – avril 2020-  Pour l’ouverture<br>des données privées / Laurent Lafaye »></div>
<div class=N°456 – avril 2020
EXPERTISES N°455 - mars 2020 - Profilage :<br> pratiques & parades / Cédric Lauradoux » title= »EXPERTISES N°455 – mars 2020 – Profilage :<br> pratiques & parades / Cédric Lauradoux » description= »EXPERTISES N°455 – mars 2020-  Profilage :<br> pratiques & parades / Cédric Lauradoux »></div>
<div class=N°455 – mars 2020
EXPERTISES N°454 - février 2020 - La robustesse de<br>la PI face A l’IA / Franck Macrez » title= »EXPERTISES N°454 – février 2020 – La robustesse de<br>la PI face A l’IA / Franck Macrez » description= »EXPERTISES N°454 – février 2020-  La robustesse de<br>la PI face A l’IA / Franck Macrez »></div>
<div class=N°454 – février 2020
EXPERTISES N°453 - janvier 2020 - RGPD : une révolution dans la continuité / Ariane MOLE
N°453 – janvier 2020
EXPERTISES N°452 - décembre 2019 - le droit de<br>la compliance<br>pour réguler l’internet / Marie-Anne Frison-Roche » title= »EXPERTISES N°452 – décembre 2019 – le droit de<br>la compliance<br>pour réguler l’internet / Marie-Anne Frison-Roche » description= »EXPERTISES N°452 – décembre 2019-  le droit de<br>la compliance<br>pour réguler l’internet / Marie-Anne Frison-Roche »></div>
<div class=N°452 – décembre 2019
EXPERTISES N°451 - novembre 2019 - Data brokers :</br>le trou noir</br>des données personnelles / Antoine Dubus » title= »EXPERTISES N°451 – novembre 2019 – Data brokers :</br>le trou noir</br>des données personnelles / Antoine Dubus » description= »EXPERTISES N°451 – novembre 2019-  Data brokers :</br>le trou noir</br>des données personnelles / Antoine Dubus »></div>
<div class=N°451 – novembre 2019
EXPERTISES N°450 - octobre 2019 - Numérique :<br>le défi fiscal / Frédéric Douet » title= »EXPERTISES N°450 – octobre 2019 – Numérique :<br>le défi fiscal / Frédéric Douet » description= »EXPERTISES N°450 – octobre 2019-  Numérique :<br>le défi fiscal / Frédéric Douet »></div>
<div class=N°450 – octobre 2019
EXPERTISES N°449 - septembre 2019 - L'impérialisme<br>juridique / Olivier de Maison Rouge » title= »EXPERTISES N°449 – septembre 2019 – L’impérialisme<br>juridique / Olivier de Maison Rouge » description= »EXPERTISES N°449 – septembre 2019-  L’impérialisme<br>juridique / Olivier de Maison Rouge »></div>
<div class=N°449 – septembre 2019
EXPERTISES N°448 - juillet 2019 - DPO : un métier<br>qui s’installe / Paul Olivier Gibert » title= »EXPERTISES N°448 – juillet 2019 – DPO : un métier<br>qui s’installe / Paul Olivier Gibert » description= »EXPERTISES N°448 – juillet 2019-  DPO : un métier<br>qui s’installe / Paul Olivier Gibert »></div>
<div class=N°448 – juillet 2019
EXPERTISES N°447 - juin 2019 - Le RGPD : du droit sans vision stratégique / Julien Nocetti
N°447 – juin 2019
EXPERTISES N°446 - mai 2019 - IGN : la gratuitE des données en question / Marie Pisan
N°446 – mai 2019
EXPERTISES N°445 - avril 2019 - Nom de domaine un actif et des risques / Nathalie Dreyfus
N°445 – avril 2019
EXPERTISES N°444 - mars 2019 - Les logiciels libres, un modèle mature / Benjamin Jean
N°444 – mars 2019
EXPERTISES N°443 - février 2019 - Résister à la gouvernance algorithmique / François Pellegrini
N°443 – février 2019
EXPERTISES N°442 - janvier 2019 - Anticiper sa survie numérique au-delà de sa mort / Mathieu Fontaine
N°442 – janvier 2019
EXPERTISES N°441 - décembre 2018 - Intelligence artificielle et médecine quelle éthique pour demain ? / David Gruson
N°441 – décembre 2018
EXPERTISES N°440 - novembre 2018 - Blockchain AS A SERVICE Démocratisation de la blockchain ? / Marc-Antoine Ledieu
N°440 – novembre 2018
EXPERTISES N°439 - octobre 2018 - Nathalie Nevejans / Nathalie Nevejans
N°439 – octobre 2018
EXPERTISES N°438 - septembre 2018 - Pour la médiation judiciaire en  propriété  intellectuelle / Françoise Barutel Naulleau
N°438 – septembre 2018
EXPERTISES N°437 - juillet 2018 - Science-fiction : quand l’imaginaire devient source de droit / Fabrice Defferrard
N°437 – juillet 2018
EXPERTISES N°436 - juin 2018 - CONTRATS, Accès indirects & coûts cachés : SAP BRISE LA GLACE AVEC Ses utilisateurs / Gianmaria Perancin
N°436 – juin 2018
EXPERTISES N°435 - mai 2018 - L’innovation prédatrice Un nouveau défi pour le droit de la concurrence / Thibault Schrepel
N°435 – mai 2018
EXPERTISES N°434 - avril 2018 - LES données LA NOUVELLE INGENIéRIE  DU POUVOIR / Adrien Basdevant
N°434 – avril 2018
EXPERTISES N°433 - mars 2018 - L’open data de la jurisprudence : Le casse-tête de l’anonymisation / Loïc Cadiet
N°433 – mars 2018
EXPERTISES N°432 - février 2018 - RGPD : vers un futur standard global / Max Schrems
N°432 – février 2018
EXPERTISES N°431 - janvier 2018 - L’angoisse du RGPD la Cnil rassure / Jean Lessi
N°431 – janvier 2018
EXPERTISES des systèmes d’informationoctobre 2026 – N°527

L'édito du mois

Pharmakon Judiciaire

Tout problème matériel, qu’il soit créé par la nature ou par la technologie, peut être résolu par la technologie. Ainsi, selon la croyance techno-solutionniste, l’IA qui menace nos tribunaux de débordement va pouvoir offrir un rempart à cette vague de submersion. L’IA constituerait ainsi un pharmakon judiciaire, en Grèce ancienne, le pharmakon désignant à la fois le remède, le poison, et le bouc-émissaire. C’est, en tout cas, ce que pense le Conseil d’Etat. Dans son discours de rentrée, Marc Guillaume, vice-président du Conseil d’Etat, a constaté que les agents ne pouvaient seuls gérer ce « tsunami de contentieux », causé en partie par le recours massif des justiciables à l’IA et que cette technologie représentait une solution pour le contenir.
En deux ans, le nombre d’affaires enregistrées est passé de 257 000 en 2023 à 370 000 sur les douze derniers mois. « Si cela se poursuit ainsi, nous aurons un demi-million d’affaires d’ici deux à trois ans », a averti le vice-président du Conseil d’État. À titre d’exemple, le tribunal administratif de Rennes a vu le volume annuel de plaintes passé d’un nombre stable d’affaires d’environ 6 500, à près de 10 000 pour 2026. Si l’IA explique en partie l’augmentation du contentieux par l’aide qu’elle apporte aux justiciables en matière de recherche et de rédaction, elle est aussi chronophage pour le magistrat du fait de l’indigence de certaines requêtes assistées par IA. « C’est assez angoissant en fait : notre job, c’est de bien traiter les requêtes, et avec l’envolée du contentieux, on en vient à se dire que ce sera de plus en plus dur », constate Thurian Jouno, vice-président du tribunal administratif de Rennes. Le 19 août dernier, il a infligé une amende de 500 euros à un justiciable dont la demande de correction fiscale présentait des erreurs manifestes, des références inventées ou erronées. De même, le 11 septembre 2026, le tribunal administratif de Nîmes a condamné à 1 000 € d’amende pour procédure abusive une justiciable dont la requête préparée à l’aide de l’IA comportait plusieurs centaines de pages et pièces jointes, parfois inutiles, que le juge a cependant été obligé d’étudier. Ce phénomène touche également les juridictions judiciaires mais aussi consulaires, comme le démontre Damien Charlotin (voir Exp. n° 520). Il a créé une base de données qui recense les décisions de justice dans lesquelles a été produit un contenu erroné, des hallucinations, généralement de fausses citations, généré par un outil d’IA générative. En 2023, on avait recensé 19 affaires, à la fin 2025 on en a plus de 735..
Si l’IA peut être un facteur d’erreur, il faut aussi relever qu’elle facilite l’accès au droit et rapproche les justiciables de la justice. D’ailleurs le dernier rapport de la Médiation de l’assurance qui constate une hausse de 28 % du nombre de saisines en 2025, relève aussi une évolution dans la manière dont les consommateurs formulent leurs réclamations, plus davantage structurées et argumentées, bien que générés avec l’IA.
Cette inflation judiciaire n’est donc pas prête de se calmer. En plus, OpenAI a lancé aux Etats-Unis Astra for Law, une version de son modèle GPT‑6 Astra dédiée à la pratique juridique pour concurrencer Legal Claude. Il s’agit d’une aide à la recherche et à l’analyse juridique qui sera proposée à l’Europe et à la France d’ici quelques mois. Aujourd’hui, réservé aux cabinets d’avocats, cet outil sera mis à la disposition des entreprises, des associations mais aussi des particuliers en quête de réponse juridique immédiate et personnalisée. Ainsi, la machine intelligente s’apprête à rendre peu à peu caduc le monopole des consultations juridiques réservé aux avocats par la loi du 31 décembre, la frontière entre consultation et information juridique s’effaçant peu à peu. Heureusement qu’il reste les situations complexes que seul un être humain peut démêler. Aujourd’hui, mais demain ?
Face à cette perspective d’augmentation du nombre de requêtes, le Conseil d’Etat considère comme nécessaire d’accélérer sa transformation numérique. « Il faut développer les outils numériques et l’intelligence artificielle pour juger plus vite, au bénéfice du requérant », a déclaré Marc Guillaume. De son côté, le ministre de la Justice a annoncé le déploiement immédiat de « Mon Assistant Justice » auprès de plusieurs milliers d’agents des services de la place Vendôme, et en juin dernier, celui de « Mon assistant pénal », une IA conçue par et pour les magistrats.
Après la consultation juridique automatisée, à quand un jugement émis par un juge artificiel ?

Le focus du mois

Intelligence artificielle

Gouvernance mondiale : la Chine défie les Etats-Unis

La Chine vient de publier un texte visant à réduire les risques liés aux agents IA. Avec un cadre réglementaire étoffé et des initiatives au niveau international, elle se positionne dans la course au leadership de la gouvernance de l’IA.

Le piratage de Hugging Face par des agents IA d’OpenAI en juillet dernier a fait prendre conscience au monde entier des dangers du développement incontrôlé de l’intelligence artificielle. Sam Altman d’OpenAI, soutenu par Dario Amodei d’Anthropic a appelé à une coopération et une gouvernance mondiale, devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, lors d’une réunion consacrée à l’IA. « Nous avons besoin d’un mécanisme pour des normes complémentaires nationales et internationales en matière d’IA de pointe : des normes pour mesurer les capacités, évaluer les risques, déterminer si les garanties sont suffisantes et préserver un contrôle humain significatif à mesure que les systèmes deviennent plus autonomes. ». Il a ainsi pris le contrepied de Donald Trump qui, la veille devant cette même assemblée, avait rejeté « un contrôle mondial de l’IA ». Parallèlement, le 21 septembre dernier, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, 20 pays (excepté la France) et la Commission européenne ont appelé à renforcer fortement la surveillance des modèles d’IA de pointe. La Chine, quant à elle, à un positionnement clair sur la Gouvernance de l’IA et avance tranquillement ses pions pour en assurer le leadership.
Le 16 septembre dernier, soit une semaine avant la visite de Xi Jinping à Donald Trump et l’assemblée générale de l’ONU, la Chine a opportunément dévoilé son « Cadre de gouvernance de la sécurité de l’IA 3. 0 », premier texte au monde visant à réduire les risques liés aux systèmes d’IA autonomes opérant dans le monde réel. L’objectif clairement affiché est de mettre en œuvre l’« Initiative mondiale de gouvernance de l’IA », proposée par Xi Jinping, le 17 juillet dernier, lors de la « conférence mondiale sur l’intelligence artificielle » qu’il a initiée avec le but d’« établir un cadre multilatéral centré sur l’ONU pour réguler l’intelligence artificielle de manière juste, équitable et inclusive ».
Le Cadre 3.0 qui a été élaboré par le Comité technique national 260 sur la cybersécurité de l’Administration chinoise de la normalisation (TC260) n’est ni une loi ni un règlement mais un document technico-politique qui relève de la soft law. Son importance ne doit cependant pas être minorée. La Chine a en effet l’habitude de transposer les cadres de référence en normes contraignantes et en outils réglementaires en un ou deux ans.
Le Cadre 3.0 actualise les risques de l’IA générative et vise en particulier à réduire ceux liés aux systèmes d’IA autonomes opérant dans le monde réel. Il identifie quatre grandes catégories de risques liés à l’IA agentielle : l’utilisation abusive d’identité et d’autorisations, le détournement de l’intention ou de l’objectif, l’utilisation malveillante d’outils légitimes par les agents et la manipulation du stockage en mémoire. Et une annexe consacrée à la gestion des risques énumère les dérapages possibles à chaque étape du cycle de vie d’un agent, du développement à la désactivation et préconise des mesures à adopter avant son déploiement.
Si l’Europe utilise la règlementation comme un instrument principal de pouvoir qui repose sur sa capacité à définir les règles du jeu dans de nombreux secteurs, elle est depuis peu concurrencée sur ce terrain ainsi que sur celui des standards techniques par la Chine. En quelques années, ce pays a bâti une architecture législative et normative qui fait de lui l’un des plus actifs en matière de gouvernance de l’IA. Certes l’UE est la seule des trois puissances mondiales à disposer d’une législation générale sur l’IA, applicable à tous les secteurs. Mais elle a dû repousser la date limite de mise en conformité des systèmes d’IA à haut risque, prévue par l’IA Act d’août 2026 à décembre 2027, en raison du retard pris pour l’établissement des spécifications techniques du règlement. À l’opposé, la Chine construit un ensemble de règles ciblant différents secteurs et différents problèmes liés à l’IA. Elle construit ses normes de manière itérative, ce qui lui permet d’adapter ses règles aux évolutions technologiques, évitant les contraintes d’un cadre législatif rigide comme l’IA Act.
Cette année, plusieurs textes chinois importants relatifs à l’IA sont entrés en vigueur. En mai dernier, ont été publiées des directives « de mise en œuvre pour promouvoir l’application standardisée et le développement innovant des agents d’intelligence artificielle (IA), dans le contexte de l’accélération du pays dans le cadre de l’action ‘IA plus’ ». Le but consiste à favoriser la croissance ordonnée des agents intelligents en tant que formes clés de produits et services d’IA. Le 15 juillet 2026, le règlement sur les « services d’IA à interaction anthropomorphique », qui s’applique aux chatbots et autres compagnons conversationnels est entré en vigueur. Le même jour, le TC260 a publié des lignes directrices éthiques et de sécurité pour les applications d’IA portant sur les obligations relatives au transfert de données personnelles sur la base de demandes personnelles et celles relatives aux audits de conformité en matière de protection de ces données. Bien que non contraignantes, elles correspondent aux attentes des autorités de réglementation. Parallèlement, la version amendée en octobre 2025 de la loi sur la cybersécurité, entrée en vigueur au 1er janvier 2026, renforce la sécurité des infrastructures numériques et améliore la réactivité face aux incidents.
Mais au-delà des enjeux nationaux, la Chine cherche à s’imposer comme un leader responsable et incontournable en proposant un modèle de gouvernance mondiale de l’IA multilatéral centré sur l’ONU et l’ouverture technologique pour contrer l’hégémonie américaine. Les Etats-Unis qui n’ont pas de réglementation fédérale sur le sujet veulent conserver une position centrale dans la définition des standards techniques et de sécurité.
Avec un des cadres réglementaires les plus complets au monde et un positionnement international clair, la Chine défie la première puissance mondiale sur le plan normatif. Mais la bataille ne fait que commencer.

par Sylvie Rozenfeld

L'invité du mois

Interview / Marco Fiorini

par Sylvie Rozenfeld

Cancer et IA : Valorisation des données inexploitées

La France dispose d’une base de données unique au monde issue des données médico-administratives de l’assurance maladie. Mais les données de soin, qui constituent des données fines sur les parcours de santé et l’évolution des maladies, ne sont pas exploitées. Or, elles sont essentielles pour la recherche mais aussi pour constituer un écosystème compétitif en France. L’association Filière IA et cancer (Fiac), composée d’acteurs publics et privé a été créée pour valoriser ces données médicales grâce à l’IA. Pour cela, il faut lever les obstacles techniques, organisationnels, etc. Quant à la réglementation, ce n’est pas tant elle qui freinerait l’accès et la réutilisation de ces gisements de données de santé mais certains acteurs du secteur public qui complexifient les procédures quand la Cnil tente de les simplifier, explique Marco Fiorini, directeur général de la Fiac.

Sylvie Rozenfeld : vous êtes directeur général de la Filière intelligence artificielle & cancers (Fiac), créée en 2021 dans le cadre d’un partenariat public privé inédit qui rassemble des représentants de l’Institut national du cancer, du Health Data Hub, de l’Alliance pour la recherche et l’innovation des industries de santé, de France Biotech et de neuf des plus gros industriels de santé mondiaux en oncologie. Son objectif est de parvenir à exploiter toutes les données disponibles en France pour les transformer en innovations. Toutes les données ne sont-elles pas disponibles ?

Marco Fiorini : On a créé la Filière parce que la pratique du soin, dans les hôpitaux ou en ville, génère des données qui ne sont pas assez valorisées. Et c’est vraiment dommage.

Pourtant, on a un gisement important de données accessibles en France.
Oui, on a notamment le Système national des données de santé, le SNDS. On y retrouve les remboursements de soins, les hospitalisations : ce sont des données médico-administratives. Celles-ci sont valorisées contrairement aux données de soins qui traduisent des notions médicales, à savoir le profil d’une maladie, son évolution, etc. Ces données donnent une vision fine du parcours de santé des gens. Mais on en tire encore trop peu de choses pour la recherche et l’évaluation. On a donc créé la Filière parce que l’IA est un moyen possible de valoriser ces données médicales, au-delà des données médico-administratives ou médico-économiques. Ça permet de retrouver des informations déjà présentes dans les dossiers et de les mettre en forme pour pouvoir les analyser. Après, il faut bien sûr vérifier leur qualité.

Mais encore faut-il y avoir accès pour les traiter.
De façon générale, la première fonction d’un hôpital est de vous accueillir et vous soigner mais beaucoup moins de qualifier ces données, de nettoyer ces données, de les rendre disponibles, etc. L’IA peut aider à faire ça. Mais il faut y mettre des moyens et vérifier que les données extraites soient fiables.

Quel est votre rôle ?
La Filière est une association réunissant des acteurs publics et privés qui définit des projets prototypes utilisant de l’intelligence artificielle. Et les meilleurs de ces projets prototypes deviennent des séries parce que l’écosystème les réclame car il existe un marché.

Concrètement, on rassemble les besoins des industriels. Ça permet aux PME et aux centres de soins de savoir quelles données il faudra extraire, et de se préparer. C’est le sens du carnet de commandes qu’on prépare sur plusieurs années : constituer des cohortes qu’on pourra réutiliser pour plusieurs projets.
Votre action a-t-elle pour objectif la santé ou la promotion d’une économie autour de l’IA et de la santé ?
Notre but est de créer une valorisation à la fois économique et scientifique. Les grands modèles de langage, tels qu’on les connaît, se développent aujourd’hui. Notre mission est de faire en sorte que les acteurs du soin se saisissent de ces grands modèles de langage pour créer des outils internes, par exemple pour un hôpital, qui favorisent leur propre efficience, et qu’une fois en place, ils puissent avoir un modèle économique. Certains hôpitaux ont déjà déployé des grands modèles de langage et ils nous expliquent qu’ils font déjà des économies. Si, au-delà de l’économie, on peut valoriser les données de soins extraites des hôpitaux, c’est encore mieux.

Notre objectif est de faire comprendre aux industriels pharmaceutiques la valeur de ces données, qu’ils les utilisent, que la Haute Autorité de santé qui juge la valeur des innovations des médicaments comprenne la valeur de ces données et qu’il y ait une communauté pilote autour de l’usage de ces données avancées. Parce que si vous arrivez à créer une communauté pilote qui dispose de LLM en son sein, au sein des hôpitaux qui les utilisent en interne, mais qui valorisent aussi les données pour voir comment les innovations médicamenteuses se comportent réellement, ça valorise tout le monde. C’est comme si vous passiez d’une télé en noir et blanc avec une image très pixelisée à un écran plat à haute définition. Si vous jugez de la valeur d’un médicament à partir d’une cartographie pixelisée, vous faites des choix timides, parce que vous ne savez pas très bien ce qui se passe. Si vous jugez à partir d’une carte précise, extrêmement bien définie, avec des termes médicaux qui parlent, là vous jugez de manière extrêmement efficace.

Mon travail à la Filière consiste à créer des modèles économiques pour les gens qui disposent de grands modèles de langage dans les hôpitaux, pour que ça puisse s’au…

Les doctrines du mois

Données personnelles

L’anonymisation est-elle devenue un idéal régulateur ?

Par Roy KAMP et Noémie Weinbaum

Avec l’essor de l’intelligence artificielle, il devient difficile d’établir à partir de quel moment une information cesse d'être une donnée à caractère personnel. Dans ces conditions, l'anonymisation demeure-t-elle encore un critère opérationnel de qualification ou tend-elle progressivement à devenir un idéal régulateur ? La Corée du Sud accorde une place croissante à la gouvernance des usages et à la maîtrise des risques plutôt qu'à la seule qualification des données. Réflexions à partir des approches européenne et sud-coréenne.

RGPD

Un courtier, un règlement, deux possibilités

Par Emmanuel Ronco, Vincent Denoyelle et Sixtine Gosselin

Un même courtier en données établi hors de l’UE, une même pratique, deux autorités européennes : deux conclusions opposées. En examinant l’affaire Lusha, la Cnil et la Garante italienne ont interprété de façon différente les critères d’applicabilité territoriale du RGPD, révélant des tensions entre l’objectif d’harmonisation européenne et la marge d’appréciation des autorités nationales.

Cybersécurité, Informatique quantique

Une double révolution, un même vertige juridique

Par François-Pierre LANI

Si l’échéance d’un déchiffrement massif des messages cryptés se situe entre 2030 et 2035, le risque juridique majeur est d’ores et déjà présent. Une donnée chiffrée collectée aujourd’hui sera déchiffrable demain. Recommandations pour une gestion de ce risque futur et une gouvernance prospective de la donnée.

Criminalité

Les cryptoactifs dans le viseur de Tracfin

Par Myriam Quéméner

Le rapport d’activité et d’impact 2025 de Tracfin publié le 8 septembre 20261 souligne tout d’abord une hausse record de déclarations de soupçons relatives à des opérations financières suspectes. Tracfin présente le bilan de son action sur tous les fronts de la criminalité organisée et ses résultats significatifs grâce à des évolutions législatives récentes et une coopération nationale et internationale.

Droit d’auteur, Intelligence artificielle

L’impasse législative française, prélude à une refonte européenne

Par Caroline LYANNAZ et Louise MOUCLIER

Le 8 avril 2026, le Sénat adoptait la proposition de loi dite « Darcos » instaurant une présomption d’exploitation des œuvres protégées par les fournisseurs d’intelligence artificielle générative. Quelques mois plus tard, le texte est au point mort : l’Assemblée nationale n’a jamais inscrit la proposition à son ordre du jour. Au-delà d’un aléa calendaire, cet enlisement met en lumière des tensions juridiques, économiques et politiques sur la manière dont la France peut protéger ses créateurs à l’ère de l’IA.

Intelligence artificielle

La décision létale à l’ère de l’IA : Vers une rupture anthropologique de la guerre ?

Par Daniel GUINIER

Et si la décision de tuer venait progressivement à se déplacer de l’humain vers le code1 ? Avec l’essor de l’intelligence artificielle (IA) et des systèmes d’armes autonomes, la guerre connaît une transformation qui ne tient plus seulement à l’amélioration des performances techniques : elle affecte progressivement la chaîne qui relie perception, décision, contrôle et emploi de la force. L’automatisation modifie la répartition des fonctions entre opérateurs, systèmes algorithmiques et structures de commandement, soulevant une question centrale : comment maintenir un lien identifiable entre décision, contrôle et responsabilité lorsque certaines fonctions critiques sont confiées à des systèmes techniques complexes ?

RGPD

Demande excessive de droit d’accès : une question de preuve

Par Alexandre FIEVEE

Comme chaque mois, Alexandre Fievée sélectionne une décision sur la protection des données personnelles rendue par une autorité de contrôle ou une juridiction étrangère. Ce mois-ci, il se penche sur la question de savoir si une demande formulée au titre du droit d’accès qui repose sur une autre motivation que celle d’apprécier la licéité du traitement peut être considérée comme « excessive ».

Règlementation

Droit d’auteur et Omnibus sur l’IA : un paradoxe européen ?

Par Garance Mathias et Emma Maurey

En dépit de la volonté affichée de l’Union européenne de renforcer sa souveraineté technologique en favorisant notamment l’émergence de leaders mondiaux en matière d’IA, le Parlement européen entend défendre la primauté des droits des créateurs.

Expertises : Droit, technologies & prospectives

Tous les mois, toute l'actualité du numérique... Et tellement plus !

FORMULES D'ABONNEMENT

EXPERTISES N°468
EXPERTISES N°483
EXPERTISES N°456
EXPERTISES N°514
EXPERTISES N°451
EXPERTISES N°480