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Droit, technologies & prospectives
interview / Elise Dufour
Absence des femmes dans la tech : raisons et solutions

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Sommaire
Edito
Focus
En bref
L’information rapide sur le monde du numérique
Magazine
L’information légale et jurisprudentielle du numérique
Interview
Doctrines
Cadre juridique pour l’action des autorités de surveillance
De l’Agcom à l’Arcom : la CJUE valide une négociation régulée entre plateformes et éditeurs
Concilier innovation, cybersécurité et conformité réglementaire entre plateformes et éditeurs
Mutation des risques et du pouvoir à l’ère agentique entre plateformes et éditeurs
Cadre juridique de l’IA émotionnelle
Conciliation entre droit à la preuve et protection du secret des affaires
Enregistrement audio clandestin : quelle base légale ?
L'édito du mois
Réveil
La décision du gouvernement américain du 12 juin dernier d’interdire l’accès de Fable 5 [version grand public de Mythos 5 disponible depuis le 10 juin] d’Anthropic à toute personne de nationalité étrangère, qu’elle se trouve aux États-Unis ou à l’étranger, y compris les employés étrangers d’Anthropic, a provoqué une onde de choc à l’étranger comme aux Etats-Unis que l’administration Trump n’avait probablement pas anticipée.
Anthropic a en effet désactivé les deux LLM, mais pour tous ses clients, face à la difficulté d’isoler les étrangers. Cette décision, justifiée semble-t-il par la découverte d’une faille de type jailbreak, ne visait pas particulièrement l’Europe. Elle a néanmoins agi comme un révélateur de la dépendance technologique de notre continent. Pourtant ce sujet n’est pas nouveau et fait l’objet de moult publications, de débats et même d’un paquet « souveraineté technologique » présenté par la Commission européenne le 3 juin dernier. Mais il aura fallu un cas pratique édifiant pour que les Européens réalisent que, du jour au lendemain, ils pouvaient se voir couper l’accès à un service essentiel des géants américains du numérique, sur décision d’un gouvernement allié, au nom de la sécurité nationale.
Face à ce risque d’extraterritorialité, les responsables politiques européens ont appelé à l’instauration d’une commande publique en faveur de solutions souveraines et d’une vraie puissance numérique européenne. Quant à la Commission européenne, elle a indiqué avoir « pris acte » de la décision américaine et procède actuellement à une évaluation « de ses implications, notamment pour les utilisateurs de l’Union européenne » ainsi que « de ses conséquences pratiques ». Mais c’est en France que les réactions ont été les plus vives. De Jean-Luc Mélenchon à Jordan Bardella, en passant par Bruno Retaillau, Edouard Philippe, Gabriel Attal ou Olivier Faure, ils ont tous appelé à rechercher des solutions technologiques souveraines. Du côté du gouvernement, Sébastien Lecornu a réagi par l’annonce d’un investissement de 655 millions d’euros supplémentaires pour le développement de l’intelligence artificielle et du remplacement prochain de Palantir par la société française ChapsVision à la DGSI. Si les temps de pré-campagne électorale encouragent de telles prises de position, la question de la souveraineté numérique est depuis peu devenue une préoccupation politique, comme on l’a vu dans l’affaire Microsoft et le Health Data Hub.
L’affaire Anthropic a également suscité l’inquiétude des organisations publiques et des acteurs économiques européens. Ils ont pris conscience du risque géopolitique qui pèse sur leurs activités, de plus en plus dépendantes de la « ressource » IA et ils envisagent des plans de secours avec des entreprises non américaines. Une bonne nouvelle pour le français Mistral.
Aux Etats-Unis, le secteur de la tech s’inquiète de l’insécurité juridique et stratégique que cette décision provoque. Certains considèrent que ce précédent remet en cause l’approche souple adoptée par le décret présidentiel du 2 juin dernier en matière de réglementation de l’IA avancée. Alors que ce texte visait à instaurer un processus permettant de gérer les risques de cybersécurité liés à cette technologie tout en continuant d’innover, le retrait forcé de Fable 5 laisse supposer que les nouveaux systèmes d’IA d’Anthropic ou d’autres pourraient être soumis à une licence gouvernementale. Le 14 juin dernier de nombreux dirigeants de la tech et de la cybersécurité ont signé une lettre ouverte au secrétaire d’Etat au Commerce le mettant en garde contre cette mesure qui « créé une incertitude sur le marché et mis en péril le leadership américain en matière d’IA sans aucun risque réel pour la justifier ».
Grâce à Donald Trump, l’Europe est en train de se réveiller. Il faut désormais transformer cette prise de conscience, tardive mais salutaire, en une prise de décision. Il ne s’agit pas de refaire un Claude à l’européenne ou à la française mais de construire un écosystème européen de l’IA crédible et cela passe notamment par l’adoption d’une doctrine de souveraineté opérationnelle.
Le focus du mois
L’IA incarnée : une révolution à l’horizon 2030
Après l’IA générative, une nouvelle révolution technologique se prépare avec la robotique intelligente. La Chine, leader du secteur, a publié un cadre normatif avec l’ambition de définir les standards mondiaux. De son côté l’Europe a élaboré un règlement « machines » applicable en 2027.

Le 1er juin dernier, une vague de normes industrielles chinoises dédiées à l’intelligence artificielle incarnée est entrée en vigueur. Ce cadre unifié pour évaluer, tester et déployer ces IA physiques fait suite à la publication le 28 février dernier d’une décision du ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information (MIIT) qui a établi un « Système de normes pour les robots humanoïdes et l’intelligence incarnée ». Leader incontesté et auteur du premier cadre normatif au monde, la Chine ne cache pas son ambition de définir les standards internationaux. En plus du règlement sur l’IA, l’Europe a, de son côté, publié en 2023 un règlement « machine » applicable au 1er janvier 2027 qui établit un cadre juridique pour les robots autonomes. Il manque cependant à l’UE une vision industrielle pour un marché européen portée par des acteurs publics et privés qui s’investissent à l’échelle du continent.
Après l’intelligence artificielle générative, une nouvelle révolution se profile, celle de l’intelligence artificielle incarnée, aussi appelée IA physique, robotique autonome ou incarnée. L’IA s’intègre désormais dans des objets, des machines et des robots capables d’interagir physiquement sur le monde réel. Dotés d’un « corps » capable de mouvements, de capteurs pour interagir avec l’environnement et d’une intelligence embarquée, ces robots combinent ainsi perception, raisonnement et action motrice dans un cycle d’apprentissage qui se nourrit d’informations multimodales (vidéo, commandes vocales, données de capteurs proprioceptifs, positions articulaires, mesures de force) et agit en fonction de ces données.
On a tous été impressionnés par la démonstration chinoise des danseurs robots. Mais derrière cette opération de séduction, un marché des robots intelligents est en train de se déployer. Dans les usines en Chine, on en compte près de deux millions, dont certains font tourner seuls des « dark factories », sans un être humain à éclairer. Ce pays anticipe l’explosion de ce marché dont il est déjà le leader ainsi que celui, naissant, des robots humanoïdes, dont il a réalisé 90 % des ventes mondiales en 2025.
Avec les agents autonomes et les modèles multimodaux, l’IA incarnée fait partie des priorités chinoises figurant au 15e Plan quinquennal (2026-2030) présenté par le Premier ministre Li Qiang en mars dernier. L’empire du milieu aborde ce marché de manière systémique avec un écosystème où la demande intérieure garantie les économies d’échelle, de la formation professionnelle et des normes industrielles.
Cette stratégie nationale s’appuie également sur l’édification d’un cadre légal, dont les bases ont été rendues publiques le 28 février dernier. Ce premier bouquet de normes couvre l’ensemble de la chaîne industrielle et du cycle de vie des robots humanoïdes. Ce « Système de normes pour les robots humanoïdes et l’intelligence incarnée » comprend six parties : fondamentaux communs, cerveau artificiel et intelligence computationnelle, membres et composants, machine complète et systèmes, applications, sécurité et éthique. Il s’agit de structurer très tôt le marché des humanoïdes, en encadrant leur fabrication, leur circulation et leur usage avant leur déploiement massif, de manière à assurer une traçabilité complète du cycle de vie. Par ailleurs, le 29 mai dernier a été lancé un système d’identification individuel de chaque machine, une sorte de passeport numérique, ainsi qu’une plateforme nationale de gestion du cycle de vie des humanoïdes au moyen de ce « digital ID ».
L’intelligence artificielle incarnée représente un défi stratégique majeur pour l’économie européenne, du fait de sa faiblesse industrielle et de sa dépendance aux nombreux composants. Si l’Allemagne domine l’UE en matière d’automatisation robotique, elle ne dispose pas d’un écosystème de start-up spécialisées dans la robotique humanoïde. Contrairement à la France qui compte une soixantaine de laboratoires ou start-up spécialisés dans ce domaine comme Wandercraft, qui va déployer, d’ici 2027, 350 robots humanoïdes Calvin chez Renault. Mais rien à voir avec la force de frappe chinoise ou américaine.
L’Europe n’est en revanche pas dépourvue de ressources juridiques. Certes, les normes actuelles relatives aux robots industriels stationnaires ne s’appliquent pas aux systèmes humanoïdes qui évoluent de manière dynamique dans des environnements de travail humains. Mais un cadre règlementaire commence à se dessiner. La directive « Machine » 2006/42/CE a été remplacée par un règlement 2023/1230 qui sera applicable le 20 janvier 2027 à toutes les machines commercialisées dans l’Union européenne. Il encadre l’utilisation et le développement des robots autonomes et impose des nouvelles exigences de santé et de sécurité , y compris en matière de cybersécurité. Des comités de normalisation travaillent à la rédaction de normes harmonisées. Puis, du fait du caractère hybride de l’IA incarnée, plusieurs règlementations trouvent à s’appliquer en matière de responsabilité des machines et des produits, de protection des données ou de cybersécurité. De plus, il y a l’IA Act. Les robots humanoïdes seront très probablement qualifiés de systèmes d’IA à haut risque, en raison de leur rôle dans la gestion des travailleurs et de leur statut de composant de sécurité.
La robotique humanoïde quitte le monde de la fiction pour s’installer dans la réalité industrielle et domestique plus vite qu’on le croit. D’ici 2030, soit d’ici quatre ans, ces machines devraient s’imposer à nous, à l’instar de l’IA générative. Est-ce que nous aurons des IA incarnées européennes ?
L'invité du mois
Interview / Elise Dufour
Absence des femmes dans la tech : raisons et solutions
Seules 9% des start-up sont créées par des femmes, 1% des levées de fonds vont vers elles et ce chiffre est encore plus bas pour les projets liés à l’intelligence artificielle. Le monde de la tech est très masculin et les femmes ont du mal à y trouver leur place. Elise Dufour, avocate, est présidente de Girls & Tech, une association dont l’objet est de lever les freins au financement de start-up créées par des femmes et de faire émerger des scale-up féminines françaises à impact international. Elle nous explique les raisons de ce déséquilibre, les propositions qu’elles souhaite soumettre aux candidats à la présidence de la République avant les élections de 2027, et les actions de Girls & Tech pour aider les femmes à monter leur projet, à avoir des postes à responsabilités dans le cadre du salariat et développer des technologies qui soient mieux adaptées aux femmes.

ylvie Rozenfeld : Elise Dufour, vous êtes avocate spécialisée en droit du numérique, associée du cabinet Stephenson Harwood Paris, ex-présidente de Cyberlex, et présidente de Girls & Tech, une association que vous avez co-fondée avec Gwenaëlle Bailly, entrepreneuse, Business Angel & Business Advisor, avec pour objectif de lever les freins au financement de start-up créées par des femmes et de faire émerger des scale-ups féminines françaises à impact international. Vous dressez un tableau très noir de l’entreprenariat féminin dans le numérique. Quelle est la situation en France des femmes qui ont des projets dans les secteurs de la tech et qui veulent se lancer dans l’entreprenariat ?
Elise Dufour : Dans la tech, 9 % des startups sont fondées à 100 % par des femmes et 1 % des fonds levés vont à des startups créées par des femmes. Ces chiffres sont très durs et montrent que la tendance se dégrade, et encore plus dans un monde d’IA.
Pourquoi l’IA accentue-t-elle le phénomène ?
Parce que les places sont prises par les hommes, c’est un plus petit monde.
Comment expliquez-vous qu’il y ait peu de femmes dans le secteur du numérique ?
Dès le plus jeune âge, on considère que les sciences, les mathématiques sont l’apanage des hommes. L’IA c’est de l’algorithme, ce sont des maths, de l’informatique. Ce sont des secteurs où il y a moins de femmes. Les raisons du déséquilibre entre les hommes et les femmes proviennent des biais de la société, de l’absence de rôle modèle, mais aussi de la question de la charge de la vie personnelle/vie professionnelle, qui est compliquée à adresser pour pouvoir percer dans ce milieu-là. Ce qui décourage un certain nombre de femmes. Et il y a aussi une question de prise de risque qui est un prérequis pour celle qui veut monter une entreprise.
Avez-vous rencontré ce genre de difficultés en tant que femme ?
La profession d’avocat qui est assez masculine commence à se féminiser. Au niveau des collaborateurs, on trouve beaucoup de femmes mais à celui des associés, le rapport est d’une femme pour quatre hommes. C’est d’ailleurs ce que j’observe dans ma structure actuelle. On est trente associés dont six femmes. Dans ma structure précédente, c’était à peu près le même delta, voire pire. Je pense que dans le domaine du droit, on a pris un petit peu d’avance parce que ce travail a été fait plus tôt, avec des rôles modèles qui ont ouvert la voie. De grandes avocates ont été très structurantes pour des jeunes filles qui voulaient devenir avocate. Mais les difficultés sont à peu près les mêmes que dans la tech : parler dans un monde qui est très masculin, savoir rester à sa place, ne pas prendre trop de place. Les femmes de la génération d’avant ont beaucoup sacrifié à leur carrière, à leur famille, à leur vie personnelle.
Y a-t-il des réponses légales pour réduire ce déséquilibre ?
Les réponses législatives n’existent pas pour l’instant. Certes la loi dite « Copé-Zimmermann » du 27 janvier 2011 avait imposé un quota de 40% de femmes au conseil d’administration, mais cela ne concerne que les grandes entreprises, des sociétés cotées. Avec la loi du 24 décembre 2021 visant à accélérer l’égalité économique et professionnelle, on a franchi une étape avec 30% de femmes parmi les cadres dirigeants et les instances dirigeantes dans les entreprises de plus de 1 000 salariés. On voit aussi que ce n’est pas la majorité des sociétés. À part cela, il existe une obligation de transparence sur les salaires. C’est une vision globale à poste équivalent. Et l’Union européenne est allée plus loin avec la directive 2023/970/UE sur la transparence des rémunérations, adoptée en mai 2023, qui impose notamment aux employeurs de communiquer les fourchettes de salaires dès l’offre d’emploi et d’informer les salariés sur les niveaux de rémunération — mais la France n’a pas encore procédé à sa transposition, dont la date limite est fixée au 7 juin 2026.
Y a-t-il des aides pour soutenir l’entrepreneuriat féminin ?
Rien n’est fait pour favoriser concrètement l’entrepreneuriat de la femme, et encore moins dans la tech. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’être entrepreneur femme dans la tech, c’est le combo de la difficulté absolue. Il faut avoir le mindset, la capacité, c’est-à-dire le background éducatif, et la capacité financière de l’assumer.
Quelles mesures légales pourraient favoriser la présence des femmes dans le numérique ?
On a une liste de propositions qu’on voudrait adresser dans le cadre de la campagne électorale pour soutenir les femmes entrepreneuses ou salariées dans le domaine de la tech. La première proposition porte sur l’éducation. Dès la petite enfance, il faut rendre les sciences pra…
Les doctrines du mois
Cadre juridique pour l’action des autorités de surveillance
Comment garantir une surveillance efficace des produits, systèmes et services numériques européens, sans créer une confusion des compétences ni affaiblir les droits procéduraux ?
De l’Agcom à l’Arcom : la CJUE valide une négociation régulée entre plateformes et éditeurs
Le 12 mai 2026, la CJUE a apporté une clarification importante quant à la mise en œuvre du droit voisin des éditeurs de presse : les États membres peuvent organiser une négociation régulée entre plateformes et éditeurs, encadrée par une autorité administrative. Un signal européen qui tombe à point nommé, alors que la proposition de loi française confiant à l’Arcom un rôle accru poursuit son parcours législatif au Sénat.
Concilier innovation, cybersécurité et conformité réglementaire entre plateformes et éditeurs
L’intelligence artificielle générative s’est diffusée à une telle allure dans l’entreprise qu’elle a pris de vitesse les directions juridiques. Innovation, cybersécurité et conformité s’y trouvent désormais nouées en une même équation. Les articuler suppose de cartographier un cadre normatif devenu dense et d’en tirer une méthodologie.
Mutation des risques et du pouvoir à l’ère agentique entre plateformes et éditeurs
Début 2026, Moltbook1 surgit comme un réseau social inédit, peuplé uniquement d’agents d’IA actifs. En quelques jours, plus d’un million d’entités logicielles y interagissent, reléguant les humains au rôle de spectateurs. Conversations, débats, coordination : une intelligence collective autonome semble émerger. Mais derrière cette prouesse, un constat s’impose : ces systèmes peuvent être influencés, détournés et manipulés de l’intérieur. Entre fascination et perte de contrôle, il se révèle un basculement où le pouvoir se diffuse, et où l’humain glisse hors du centre du jeu.
Cadre juridique de l’IA émotionnelle
Qu’est-ce qu’une émotion et comment la reconnaître ? Aperçu du cadre juridique applicable aux systèmes d’IA de reconnaissance des émotions.
Conciliation entre droit à la preuve et protection du secret des affaires
L’intelligence artificielle utilisée dans le processus de saisie et de tri probatoire ouvre de réelles perspectives et peut accroître l’efficacité du procès. Si le recours à l’article 145 du CPC est d’une efficacité redoutable, il comporte des risques d’intrusion dans la sphère informationnelle des entreprises saisies. La protection du secret des affaires permet de trouver un meilleur équilibre entre les exigences du procès équitable et la protection légitime des informations sensibles
Enregistrement audio clandestin : quelle base légale ?
Comme chaque mois, Alexandre Fievée sélectionne une décision sur la protection des données personnelles rendue par une autorité de contrôle ou une juridiction étrangère. Ce mois-ci, il se penche sur la question de savoir si un enregistrement audio d’un entretien peut être réalisé sans que les personnes présentes à cet entretien en soient informées et aient donné leur consentement.
Tous les mois, toute l'actualité du numérique... Et tellement plus !
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