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Droit des technologies & systèmes d’information

L'édito
Imitation as a service
On est capable de réaliser des photomontages bluffants, de reproduire l’image de personnes décédées pour les faire jouer dans un nouveau film, de rendre ubique un homme politique afin de démultiplier sa présence à ses meetings. Une start up canadienne Lyrebird propose aujourd’hui une technologie capable de copier la voix humaine et de lui faire dire ce qu’on veut, à partir d’une seule minute de l’enregistrement de l’originale. Pour convaincre de l’efficacité de son algorithme d’imitation vocale, l’entreprise fait entendre les voix de Barack Obama, d’Hilary Clinton et de Donald Trump discutant de la prouesse technologique de Lyrebird. Une pure manipulation. Une manipulation annoncée, car destinée à convaincre de la puissance de l’outil, capable de reproduire les fréquences de la voix mais aussi ses (...) 
L'invité du mois
Romain Talès, 2017 : un tournant pour l’open data
2017 marque un tournant dans l’évolution de l’ouverture et la réutilisation des données publiques. Plusieurs lois très récentes ont fait évoluer le cadre légal et avec lui le périmètre de l’open data. Le 7 avril dernier, le service public de la donnée a été lancé sur data.gouv.fr. Une nouvelle licence open data va être publiée par décret. Romain Talès d’Etalab nous parle de l’état d’avancement de la politique d’ouverture des données, des raisons d’une nouvelle licence, de la problématique des données personnelles et de la réidentification des personnes, du rôle d’avant-garde de la France au niveau mondial.  
L'article à la une
Sur l’assurabilité des sanctions administratives, par Nicolas Hélénon et Clarisse Heslaut
Dans le domaine du numérique, le règlement européen 2016 / 679 du 27 avril 2016 sur la protection des données personnelles (RGPD) sera applicable à partir du 25 mai 2018 dans tous les pays de l’Union européenne. Il prévoit un durcissement du régime juridique de la protection des données personnelles et, en particulier, le renforcement des sanctions (ou amendes) administratives pouvant aller jusqu’à 20 000 000 € ou 4% (article 83 du règlement) du chiffre d’affaires annuel monde de l’entreprise concernée. Cette nouvelle donne juridique et la recrudescence des malveillances informatiques devraient permettre (...)