En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookie.
J'accepte.En savoir plus, paramétrer et ou s'opposer à ces cookies.

Droit des technologies & systèmes d’information

L'édito
Juteux anniversaire
Qui ignore encore que le RGPD fête son premier anniversaire ? Il faudrait être sourd et aveugle pour passer au travers de cette dernière vague de communication autour du règlement européen. Si les avocats, les consultants et les éditeurs de solutions utilisent cette date anniversaire pour promouvoir leurs activités, cette médiatisation profite néanmoins à la cause du respect du droit des personnes. Ce règlement au sigle imprononçable est désormais connu de tous, ou presque. Si sa rédaction est complexe et ses subtilités difficiles à maîtriser, quelques-uns de ses principes phares commencent à s’installer dans les esprits Un an après, le RGPD est un succès. Preuve en est, l’augmentation importante des plaintes en Europe. En France, le nombre de plaintes reçues par la Cnil a cru de 32 %, phénomène qu’elle (...) 
L'invité du mois
Julien Nocetti : Le RGPD, du droit sans vision stratégique
Avec le RGPD, l’Union européenne s’est affirmée sur la protection des données et fait débat dans le monde, y compris en Chine. Mais selon Julien Nocetti, chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri), son impact réel risque de se révéler faible car l’Europe ne maîtrise ni ses données ni ses infrastructures et ne dispose pas d’une vision à long terme sur le numérique, contrairement aux Etats-Unis et à la Chine. Le règlement fête son premier anniversaire. Selon Julien Nocetti, il faudra attendre le prononcé des premières sanctions contre les géants de l’internet pour tester la détermination de l’Europe à défendre son modèle de la protection des données et à résister aux pressions américaines. Sans quoi, le RGPD risque de perdre sa crédibilité. 
L'article à la une
Cartographier les opinions : une pratique aux limites du licite
Si le lobbying implique forcément de connaître finement ses alliés et ses opposants, il y a cependant des limites à ne pas franchir quand on les fiche. Monsanto, champion de l’influence agressive, les a peut-être dépassées avec la cartographie et le profilage de 239 personnalités publiques (journalistes, élus, membres d’ONG, etc.) concernées par l’herbicide Roundup à base de glyphosate, le produit emblématique du géant phytosanitaire Monsanto, racheté pour 56 milliards d’euros par l’Allemand Bayer. A la justice et à la Cnil de se prononcer. Les faits remontent à 2016. Pour s’assurer l’attribution par la (...)