Emmanuel Asmar
Tous les hommes partagent les mêmes valeurs, mais pas dans le même ordre : ce type de constat conduit directement à l’idée de démocratie. Ou à celle de loi, sans laquelle il n’y a pas de liberté, pourrait ajouter Emmanuel Asmar. Avocat d’affaires, il philosophe volontiers sur un ton léger qui ne l’empêche pas de faire mouche : "l’absence de droit conduit à une absence de liberté", "il n’y a pas de liberté sans restriction", "rien n’est supérieur à l’humain, rien n’est supérieur à la loi", et aussi : "le droit n’est pas une fin en soi". Des propos qui, si on les sollicitait un peu, pourraient conduire à l’interrogation : "quelle est la fin de l’humain" ? Cette dernière question a été évitée, d’abord parce gue la réponse était donnée d’emblée : ce qui compte, c’est toutes les productions de l’esprit ; ensuite, parce que le but se trouve en marchant, et que s’impliquer intensément dans l’analyse d’une situation juridique prouve l’urgence de la recherche de la vérité. Celle qui se dérobe, et non pas celle qui découlerait de l’exercice de la pensée unique. L’éclectisme de Me Asmar sert ce projet. Les apparentes palinodies de la jurisprudence de la presse en ligne constituent en effet un champ d’exercice privilégié pour le juriste soucieux de voir la loi en adéquation avec les évolutions de la société mondialisée. La Dadvsi, l’Hadopi ? À peine nées, déjà enfuies. Leur toilettage achevé, restent des principes d’une grande simplicité : le respect des intérêts d’autrui, la séparation des pouvoirs.
